Aides visuelles flottantes

publié le 16 octobre 2007 (modifié le 6 janvier 2008)

 

  • 916 bouées lumineuses.
  • 3 bouées-phares de 80 tonnes.
  • 1080 bouées passives.
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Les bouées constituent des repères flottants matérialisant des zones navigables, des dangers ou donnant des informations particulières. Ce type d’aide à la navigation a subi au cours des deux derniers siècles quelques évolutions marquantes. L’engagement d’un programme de modernisation sans précédent est l’occasion pour le Centre d’Etudes Techniques Maritimes et Fluviales de revenir sur certaines de ces étapes.

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Le bois
Si la datation des premières bouées demeure incertaine, les premiers matériaux utilisés pour leur fabrication sont quant à eux mieux identifiés.
Le bois de sapin, le chêne et le liège ont longtemps été employés pour fabriquer ce qui n’était au début du XIXe siècle qu’un nombre très restreint de tonnes cerclées de fer que l’on plaçait à l’embouchure de certains fleuves ou à l’entrée des principaux ports.
Les problèmes d’absorption d’eau ont parfois conduit les concepteurs à enduire la partie immergée de graisse, puis plus tard de feutre et de plaques de cuivre
Le premier inventaire daté de 1807 ne répertorie pas plus de 34 bouées sur le littoral fiançais.
L’acier mettra un demi-siècle avant de s’imposer en France.
On compte en effet en 1857 moins de 240 bouées toutes essentiellement constituées de bois.
Vingt ans plus tard, elles seront 757.
Le nombre croissant de ces bouées aux formes inspirées des modèles britanniques, rend leur distinction indispensable pour l’usager.
La différenciation par la couleur ne suffisant plus, on les équipe de signaux complémentaires ; miroirs, cloches, sifflets et voyants de jour précèdent l’apparition du premier feu embarqué.

 

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Les premiers feux à gaz embarqués sur des bouées sont de conception allemande et issus du domaine ferroviaire.
Leur mise en service en France date de 1881. Ces bouées sont mises à poste dans le chenal du Havre pour venir remplacer les prototypes des bouées à sifflet d’invention américaine expérimentées trois ans plus tôt.
Le flotteur de taille variable contenait le réservoir à gaz.
De leurs premières expérimentations jusqu’à leur disparition (années 1990), le principe des bouées à gaz avait subi peu d’évolutions.

Le Solaire
Le principe de l’énergie solaire n’a été employé qu’au début des années 1980.
Aux lourds équipements à gaz sont venus se substituer des panneaux de cellules de silicium multicristallin assurant la conversion photovoltaique de l’énergie solaire.
Le stockage de l’énergie est assuré par des batteries étanches ; le tout est piloté par un système électronique embarqué. Cette étape se traduit par une réduction importante des contraintes d’exploitation : plus besoin d’approvisionner les bouées en gaz propane.
Télécontrôle, dispositifs d’alerte en cas de dérapage et balises répondeuses radar de nouvelle génération, de conception et de fabrication française, seront amenés à équiper ces bouées.

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