ALPHAND Adolphe

publié le 2 octobre 2007 (modifié le 13 juillet 2012)

(1817 - 1891)

(1817 - 1891)
 

Paris doit à Alphand, urbaniste et paysagiste de grand talent, ses plus beaux parcs et jardins ainsi que la majorité des embellissements qui y furent réalisés durant la seconde moitié du XIXème siècle.

En 1854, alors qu’il dirige depuis quinze ans les services des ports maritimes, des chemins de fer et des travaux des landes de Gascogne, à Bordeaux, le Préfet de la Seine Haussmann l’appelle au poste d’administrateur et d’ingénieur en chef des promenades et des plantations de Paris. En 1867 s’ajoute à ces tâches le service de la voie publique, ce qui lui confère le titre de directeur de la voie publique et des promenades.

Il est en outre chargé successivement des embellissements de la capitale et des services de l’éclairage, des concessions sur la voie publique et du contrôle des voitures. Sous sa direction sont créés ou aménagés, durant la période 1854-1869, le bois de Boulogne, le parc Monceau, le bois de Vincennes, le parc des Buttes-Chaumont, les Champs-Élysées dessinés en jardins, le parc de Montsouris, les nombreux squares qui ornent les places publiques, les pépinières et serres de la ville de Paris, les cimetières, les boulevards, les quais et fontaines monumentales, autrement dit la plupart des travaux qui, sous l’administration d’Haussmann, transformèrent la capitale.

A l’occasion de l’exposition universelle de 1867, Alphand est chargé de l’importante opération de nivellement du Trocadéro, dont les terres servent à réaliser le parc du Champ de Mars. Il dirige également tous les travaux du parc et des jardins de l’exposition.

Pendant la guerre de 1870-1871 il est nommé colonel et est chargé d’organiser la légion du génie de la garde nationale de Paris. Il assure aussi les travaux de fermeture de l’enceinte fortifiée.

Après la guerre il est nommé directeur des travaux de Paris puis, en 1878, des eaux et des égoûts. Il est désormais en charge du service le plus important de la préfecture de la Seine.

L’exposition universelle de 1889 le voit à son apogée. Il en conduit brillamment les travaux, au Champ de Mars et à l’esplanade des Invalides.

Honoré des plus hautes distinctions et devenu le doyen des inspecteurs généraux des Ponts et chaussées il rédigera un remarquable ouvrage -en deux volumes- présentant les grands travaux réalisés sous ses ordres : les promenades de Paris, Bois de Boulogne, Bois de Vincennes, parcs, squares, boulevards, etc. (1867 - 1873).

Il en sera extrait en 1874 un livre descriptif et luxueux sous le titre Arboretum et fleuriste de la ville de Paris.