Aménagements et urbanisme

publié le 5 novembre 2009 (modifié le 3 décembre 2009)

 

Penser un ensemble géographique (territoire) comme un tout, concevoir son développement à moyen et long terme, concilier activités humaines et préservation de l’environnement : l’aménagement du territoire fournit un cadre élargi à l’évolution des Travaux publics vers un modèle durable.

En effet, il couvre à la fois le développement économique, celui des moyens de transport et de communication, la gestion des ressources en eau, l’habitat, la sauvegarde des écosystèmes... Il se déploie à la fois à l’échelon national et local, avec une influence croissante des programmes développés au niveau de l’Union européenne.
L’aménagement du territoire offre une illustration concrète du caractère systémique du développement durable. On doit penser les interventions dans leur ensemble et leurs interrelations. Vu sous cet angle, l’environnement constitue d’ailleurs un véritable atout économique : la préservation des écosystèmes permet de développer une offre touristique attractive, qui contribue à la prospérité des territoires concernés.

03-02_amenagement-urbanisme_415x200_cle27762e.jpg
03-02_amenagement-urbanisme_415x200_cle27762e.jpg
Nantes, © droits réservés

Un cadre qui a évolué

L’évolution de la législation et l’apparition de nouvelles approches méthodologiques témoignent du virage pris ces dernières années sur le sujet. La stratégie poursuivie est
désormais de concevoir les aménagements dans la durée, tout en favorisant le rééquilibrage des territoires et la protection des espaces naturels.

Ainsi la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) du 13 décembre 2000 insistetelle sur la densification raisonnée des zones déjà urbanisées, afin de limiter l’extension de celles-ci.
Avec les SCOT (Schémas de Cohérence Territoriale) et les PLU (Plans Locaux d’Urbanisme), la loi SRU s’est aussi dotée des instruments réglementaires à même d’accompagner cette évolution vers un aménagement durable.
Les SCOT sont des documents d’urbanisme fixant, à l’échelle de plusieurs agglomérations, les grandes orientations d’aménagement à moyen et long terme. Ceux-ci
doivent obligatoirement intégrer un projet d’aménagement et de développement durable (PADD) abordant les objectifs dans ce domaine. Les PLU transposent cette démarche à
une échelle plus réduite (celle des communes et des intercommunalités notamment).

L’implication croissante des élus locaux

La loi amène les élus à définir un projet de territoire en concertation avec le public, ce qui s’avère intéressant notamment du point de vue pédagogique. Au fur et à mesure que les échanges se déroulent, les élus prennent mieux conscience des perception de la population, tout en familiarisant celle-ci avec leurs projets.
Les interventions varient en fonction des ressources disponibles et des besoins du territoire. Elles trouvent leur application même à une échelle relativement resteinte :

  • recyclage de l’eau d’une piscine pour l’arrosage municipal et le nettoyage des engins,
  • dans le cadre de la réalisation d’un équipement sportif HQE, établissement d’une comptabilité d’amortissement sur le long terme, intégrant les économies d’énergie réalisées et prouvant la rentabilité du projet...