Pyramides

publié le 25 avril 2008

 

 

Implantée à ses extrémités en tréfonds d’immeubles, entre la rue Saint-Anne et l’avenue de l’Opéra dans sa partie Sud et la rue des Pyramides et l’avenue de l’opéra dans sa partie Nord, elle passe sous la station "Pyramides" de la ligne 7 du métro, dans l’axe de l’avenue de l’Opéra. La station "Pyramides" fut réalisée à partir de deux puits de service implantés avenue de l’Opéra.

L’issue de secours, au Nord de la station, est contenue à l’intérieur de l’un de ces puits et se raccorde aux accès existants de la station "Pyramides" de la ligne 7 du métro. L’accès situé à l’extrémité Sud de l’ouvrage fut terrassé à ciel ouvert par phases successives "balayant" toute la largeur de l’avenue de l’Opéra.
La station souterraine, ouvrage voûté à quais latéraux, constitue le poste le plus important de la ligne Météor.

La longueur totale de l’ouvrage est de 120 m entre tympans et présente une ouverture de 18,48 m entre culées. Elle intègre sur 30 m dans sa partie Sud un niveau d’échanges établi en mezzanine.

La hauteur sous voûte est de 13,82 m dans cette section et de 6,96 m au-delà, en partie courante. La mezzanine se situe à la cote (15,90) et les quais de 6 m de largeur à la cote (11,98). La chaussée est au niveau (34,00) NGF.

La lumière émanant des murs verticaux des trémies et des édicules participe à la mise en valeur des accès, véritable signal urbain redonnant à lire en surface l’identité lumière du métro. Une plus large ouverture des trémies et des traitements de sol en pavés de verre favorisent la perception des effets d’éclairage naturel visibles depuis les espaces souterrains.

(© RATP)

Le parement intérieur de la structure d’intégration est constitué de planches de verre réfléchissant la lumière, traduction contemporaine de ce que fut le carrelage blanc du métro parisien des origines. Le parti d’aménagement construit sur la lumière nécessitait des matériaux de revêtement capables de bien la refléter. Un processus de sélection des matériaux par étapes, s’appuyant sur des tests et sur des maquettes à l’échelle 1 des aménagements préconisés, permit d’innover dans la recherche et le choix des solutions finales. Le verre y apparut comme une matière moderne, la volonté de Bernard Kohn étant de proposer, par son emploi, un revêtement "immatériel" dans lequel la lumière s’incruste. Le choix s’est porté sur un verre épais, transparent extra-clair, émaillé sur sa face arrière avec un léger relief, qui a été confirmé comme matériau de base traduisant l’identité nouvelle de la ligne Météor.

La mise en œuvre de portes palières, de sièges, de porte-plans, de bornes d’alarme sur le quai, de publicités, de la racine support de câbles et de signalétique, permet d’animer et de compléter la logique esthétique développée sur l’ensemble des espaces publics des stations. Ce souci du détail traduit la préoccupation première de la RATP : accueillir et accompagner les voyageurs tout au long de leurs déplacements souterrains.