Bibliothèque François Mitterand

publié le 25 avril 2008

 

 

Traversée de la Seine
La station "Bibliothèque François Mitterrand", implantée sous le faisceau de voies SNCF de Paris-Austerlitz, a été réalisée pour partie à ciel ouvert et pour partie en souterrain, sous maîtrise d’œuvre SNCF. Un phasage délicat permit simultanément l’exploitation en toute sécurité des voies ferrées de surface déviées provisoirement et l’aménagement global du secteur Seine Rive Gauche.

La traversée de la Seine fut assurée par mise en place de caissons (lien vers le chapitre consacré aux caissons au sein du document " la traversée de la seine ") en béton précontraint immergés dans une souille (lien vers le chapitre excavation de la souille ds doc " traversée de la Seine ") préalablement excavée dans le lit du fleuve par déroctage.
Ce n’est pas "une première", puisque ce type d’ouvrage a déjà été exécuté cinq fois à Paris (lien vers " un peu d’histoire ", ds doc "traversée de la Seine ").

Mais cela reste quand même un travail tout à fait particulier, faisant appel à des techniques précises mises en œuvre par des entreprises spécialisées.

Une plate-forme spéciale implantée dans l’eau, près de la rive gauche, permit la préfabrication des caissons. Son abaissement provoquait la mise à l’eau des éléments.

Les tunnels d’about furent exécutés de façon traditionnelle, après traitements classiques de consolidation et d’étanchement des zones voisines. Les déblais ont été extraits d’un premier puits situé dans le tympan Ouest de la station "Cours Saint Emilion" pour l’ouvrage rive droite, et d’un second implanté dans la ZAC de Paris-Seine Rive Gauche pour celui de la rive gauche.

Les raccordements avec les caissons d’extrémité s’effectuèrent à l’abri de rideaux de palplanches battus en bordure des quais. Les travaux furent conduits en concertation avec le service de la Navigation de la Seine et s’adaptèrent avec souplesse aux contraintes imposées par le respect des passes navigables.

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(© RATP)

Le volume des quais

Les circulations débouchent sur des mezzanines surplombant les voies d’où les voyageurs découvrent l’espace et repèrent les deux quais séparés par la structure en arceaux des portes palières.
L’aspect des quais résulte de deux systèmes constructifs :

  • La réalisation en souterrain impliquant des volumes voûtés
  • La réalisation à ciel ouvert mettant en oeuvre des volumes cadres.

Une structure expressive a été conçue pour chacun des deux systèmes afin d’accrocher la lumière indirecte : traitement régulier des joints pour les voûtes, dessins de coffrage en plafond pour les cadres.
Les quais sont plus larges et plus longs que ceux des stations du métro existant (5 à 6 m de largeur au lieu de 4 m, et 120 m de long au lieu de 90 m).
Ils sont protégés des voies par une façade constituée de portes palières et de panneaux fixes empêchant la chute des voyageurs, suffisamment transparente pour laisser voir le quai opposé.

La structure des parois de quai est adaptée à la forme des espaces. Elle suit la courbe des voûtes ou bien se développe en ligne droite dans les ouvrages cadres. La lumière sortant de ce parement, reflétée sur les plafonds, illumine tout le volume. Un éclairage de proximité est intégré dans les niches et au niveau de chaque porte palière. Le dessin du sol reprend transversalement sur le quai le rythme imposé par ces portes et par les arceaux.

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(© RATP)

La voûte linéaire des couloirs de circulation est rythmée et modulée par des joints creux implantés régulièrement. Les publicités lumineuses jouent avec l’éclairage des circulations. Elles sont entièrement intégrées aux parois comme des fenêtres sur le monde. Des illuminations ponctuelles sur les voûtes dynamisent l’ambiance générale.

Le granit reconstitué a été retenu pour sa noblesse, sa brillance, son grand format et la discrétion de ses joints. Il a fallu trouver une teinte juste, capable de rehausser l’ambiance sans nuire au calme et à la pureté des parements. Une ambiance colorée avec des tons chauds fut choisie. Des lignes graphiques, en contraste couleur, animent les cheminements et soulignent le rythme de la structure d’intégration.

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