Atouts économiques

publié le 5 novembre 2009 (modifié le 3 décembre 2009)

 

L’économie constitue l’un des trois piliers du développement durable, avec le social et l’environnement. Dans ce modèle, l’objectif est de continuer d’améliorer la prospérité et la qualité de vie du plus grand nombre, tout en préservant davantage les ressources naturelles.

Cela implique à la fois une mutation en profondeur, et une opportunité de développement de l’activité, notamment pour le secteur des travaux publics.
En effet, celui-ci est directement concerné par de nombreuses problématiques en jeu :

  • construction d’infrastructures pour la production d’énergie renouvelable (éoliennes, centrales photovoltaïques, biomasse...)
  • amélioration des installations de traitement des eaux usées,
  • équipements en faveur des transports les plus respectueux de l’environnement (train, voies navigables) et de l’intermodalité permettant de passer aisément de l’un à l’autre.
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Pour une croissance durable

Ces priorités se traduisent notamment par les investissements prévus dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Les transports sont concernés au premier chef, avec un total de 97 milliards d’euros se répartissant entre lignes à grande vitesse, canal Seine Nord Europe et transports en commun.
On peut y ajouter les sommes consacrées à la lutte contre la pollution par les Agences de l’eau sur la période 2007-2012 : 7, 3 milliards d’euros. À noter, les secteurs du traitement de l’eau, ainsi que des déchets, sont ceux qui pèsent le plus en termes d’emplois : en 2006, ils représentaient près de la moitié des effectifs de l’économie de l’environnement.
Selon l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), l’activité liée aux énergies renouvelables et à la maîtrise de l’énergie représenterait par ailleurs un gisement de 220 000 emplois d’ici 2012.

S’inspirer des écosystèmes

Autre dispositif majeur du Grenelle, le plan Villes Durables a pour objectif de faire émerger une nouvelle façon de concevoir, construire, faire évoluer et gérer les ensembles urbains.
Dans ce cadre, la démarche ÉcoCités vise à encourager des programmes globaux d’innovation, notamment en matière d’énergie, de transports et de consommation d’espace.
À ce titre, l’approche dite d’« écologie industrielle » constitue un modèle d’inspiration. Elle revient à considérer l’ensemble de l’activité économique comme un écosystème dont il s’agit d’optimiser les flux grâce à la création de synergies entre les différents acteurs industriels d’une zone géographique. Les déchets produits par les uns deviennent ainsi des ressources à valoriser par les autres.
C’est le cas à Kalundborg, au Danemark, où les eaux usées d’une entreprise alimentent le système de refroidissement de leurs voisins, lesquels à leur tour fournissent à un troisième acteur la vapeur ainsi produite. De tels circuits permettent à la fois d’optimiser la gestion
des ressources, tout en réduisant les impacts connexes, notamment en matière de transport.