Autres contraintes

publié le 19 septembre 2007 (modifié le 29 mai 2008)

 

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1 - Servitudes météorologiques

D’autres appareils de météorologie (héliographe, télémétrie des nuages, radar panoramique, etc.) peuvent aussi générer des servitudes. Dans tous les cas, le concepteur prendra soin de consulter, bien en amont, les plans de servitudes et de contacter les services compétents s’il y a risque de se trouver dans des cas litigieux.

2 - Éviter tout éblouissement

Dans la vigie, le contrôleur est soumis aux rayons du soleil, d’autant plus que la partie vitrée de la vigie est importante. Il existe des moyens pour se prémunir du soleil comme des vitrages teintés ou des pare-soleil mais ils ne seront jamais efficaces à 100 %. En revanche, si la vigie est bien située et orientée, la gêne sera quasi nulle.

3 - Contraintes techniques de proximité ou d’éloignement

Pour fonctionner, la tour de contrôle doit être reliée à d’autres équipements et à plusieurs réseaux de fluides :

  • réseau d’alimentation en eau,
  • évacuation des eaux usées,
  • évacuation des eaux de pluie,
  • réseau de distribution électrique (EDF en général),
  • liaisons électriques déportées avec les équipements de radionavigation,
  • réseau électrique secouru (provenant en général d’une centrale électrique située sur l’aérodrome), pour secourir les équipements d’aide à la navigation aérienne,
  • réseau Télécom,
  • voirie routière.

Il va de soi que plus la tour sera éloignée de ces équipements et de ces réseaux, plus le coût des VRD ou des réseaux filaires sera important.

Il est possible qu’un trop grand éloignement provoque trop de pertes en lignes et oblige le déplacement ou la construction d’un équipement technique supplémentaire, une centrale électrique en particulier. Outre le coût, les accès au bloc technique et à la tour de contrôle ne doivent pas impliquer des déplacements trop longs et trop compliqués.
Ainsi, il y a intérêt à ce que les tours de contrôle sur les petits aérodromes (catégories C et D) soient le plus près possible des installations, et donc du même côté de la piste. Mais il est fort dommageable de subordonner l’emplacement de la tour à ces contraintes de proximité, qui peuvent induire une solution peu avantageuse pour le contrôle d’aérodrome. De plus, si on raisonne sur du long terme, un grand éloignement peut se transformer en une forte proximité.

4 - Contraintes de sûreté

Le bloc technique est fréquemment une interface entre la zone publique et la zone réservée. Son emplacement doit donc tenir compte des exigences liées à la sûreté aéroportuaire et à la protection de la zone réservée. On veillera à ce que les cheminements pour accéder à la tour restent cantonnés dans une zone et que, si un franchissement de frontière est inévitable, il soit unique.

5 - Contraintes dues à la nature du sol

Le terrain naturel sur les plates-formes aéroportuaires n’est pas toujours de la même nature. Il arrive qu’un déplacement de quelques centaines de mètres permette la construction de la tour sur un sol bien mieux adapté. De plus, le coût final de l’opération peut être fortement augmenté si le terrain (mangroves, marécages,...) oblige à avoir recours à des techniques de fondation particulières. Cela est d’autant plus vrai pour la tour de contrôle, élément vertical haut, qui doit répondre à des sollicitations fortes à sa base.

6 - Implantation et bruit

Il faut éloigner les tours de contrôle des endroits bruyants comme les points fixes. La vigie, pour des raisons de visibilité, doit être transparente ; aussi le concepteur sera-t-il limité par les performances acoustiques, car le verre est pratiquement un matériau obligé. Il est donc avantageux de trouver un emplacement pour la vigie qui ne soit pas trop soumis aux bruits extérieurs qui peuvent être nuisibles, et dans tous les cas, gênants et fatigants pour les contrôleurs.

Une étude menée par le STNA en 1992 montre qu’une majorité des bruits maximaux relevés aux pupitres sont dus aux avions effectuant des points fixes à proximité des vigies. De plus, du fait de leur durée, on remarque qu’à niveau de bruit équivalent, les points fixes sont perçus de manière beaucoup plus gênante que des bruits produits par des décollages. Dans certains cas, ce sont les hélicoptères passant à basse altitude au-dessus de la vigie qui occasionnent le plus de gêne. Ainsi, il faut que la vigie se situe le plus loin possible des points fixes et des approches d’hélicoptères. De même, il peut s’avérer préférable de reculer la tour pour être moins gêné par les décollages d’avions, surtout si ceux-ci sont des avions de classe militaire.

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