Avant le chantier

publié le 19 mars 2009 (modifié le 5 avril 2010)

 

Préparation du chantier : le relevé

Les mesures effectuées concernent aussi l'altitude, relevée grâce à un niveau électronique effectuant des lectures sur une mire à codes barres
Les mesures effectuées concernent aussi l’altitude, relevée grâce à un niveau électronique effectuant des lectures sur une mire à codes barres
(© MireTopo)

Avant le chantier, le géomètre va recueillir l’ensemble des données permettant de mettre celui-ci en œuvre. Cela passe d’abord par la préparation du relevé, puis par la réalisation de celui-ci. Enfin, les données collectées permettront d’établir un plan topographique, et de participer à la conception du projet.

L’avant-projet peut être établi au préalable, depuis les bureaux, sur la base de documents divers : cartes détaillées (en France, celles fournies par l’IGN), plan cadastral, plans existants... Le géomètre recherche également les points géodésiques de l’IGN les plus proches : repères géodésiques et de nivellement.

Puis il se rend sur le terrain pour la phase de reconnaissance. Celle-ci consiste à venir constater de visu les différences pouvant exister avec les indications fournies par les cartes, tout en préparant la prise de mesures proprement dite. Dans ce but, on détermine quelle partie du terrain fera l’objet du relevé, le degré de précision souhaité, etc. Un ou plusieurs croquis offre une vue générale du site choisi, mettant en avant les aspects les plus intéressants du point de vue du projet en cours.

Sur le terrain, le géomètre topographe doit s'adapter à des conditions qui ne sont pas toujours favorables !
Sur le terrain, le géomètre topographe doit s’adapter à des conditions qui ne sont pas toujours favorables !
(© SETRA)

Des équipes réduites et robotisées

On passe alors au levé des informations proprement dites. Aujourd’hui, celles-ci sont le plus souvent collectées à l’aide d’une station totale qui mesure et enregistre simultanément les angles et distance sur les points observés. Les équipes se réduisent à un ou deux opérateurs quand elles en comprenaient trois à cinq il y a une quinzaine d’années. Aujourd’hui, les appareils robotisés représentent 80 % du marché !

Les données recueillies durant cette phase doivent l’être avec un soin tout particulier, car elles serviront de base pour le reste du projet et peuvent même entraîner des conséquences judiciaires en cas d’erreur.

Après transfert dans un ordinateur, les données sont traitées numériquement et graphiquement jusqu’au dessin d’un plan d’état des lieux (ou plan topographique). Puis vient l’étape de conception, au cours de laquelle vont être rédigés tous les documents nécessaires à la mise en œuvre et au suivi du projet. À partir de modèles numériques du terrain naturel et du projet, des profils du terrain (en long, en travers) sont également réalisés, afin notamment de calculer les volumes de cubature (terrain à déplacer) et les emprises des futurs équipements (endroits où sont implantés ceux-ci).