Barrages Razel au Cameroun

publié le 28 septembre 2007 (modifié le 12 juin 2008)

 

Barrages réalisés par Razel au Cameroun

Barrage de M’Bakaou sur le Dejrem, affluent de la Sanaga (1968-1969)

Maître d’ouvrage : Energie Electrique du Cameroun (ENELCAM), Maître d’œuvre : EDF

Ce barrage a permis la régulation du débit de la Sanaga par une réserve d’eau de 2,6 milliards de m³ qui alimentera 600 km en aval, de façon constante, l’usine hydro-électrique d’Edéa. Elle produira notamment l’énergie électrique nécessaire à l’usine de l’aluminium du Cameroun ALUCAM.

Les ouvrages de retenue comprennent un barrage principal constitué d’un ouvrage en béton dans le lit du fleuve, de 240 m de longueur et de 24 m de hauteur, comportant un évacuateur de crues, un ouvrage de restitution et des éléments de barrage-poids ainsi que deux digues latérales en matériaux latéritiques de 770 et 470 m de longueur. Deux digues annexes contribuent à former la retenue.

Principales quantités : 170 000 m³ de déblais, 650 000 m³ de remblais, 400 000 tonnes d’enrochements et granulats en granit extraites en contrebas du lit des chutes (dérivées) et transportées sur le barrage à 12 km par une piste construite spécialement, 60 000 m³ de béton.

Barrage de Mopfou (1969)

Barrage en terre, sur la rivière Mopfou, à 10 km de Yaoundé, pour la compte de la Société Nationale des Eaux du Cameroun.

Ce barrage est destiné à constituer une réserve d’eau de 5 millions de m³ permettant l’extension des moyens d’alimentation en eau de la ville de Yaoundé.
Longueur en crête : 225 m hauteur maximale : 17,50 m. Volume de remblai : 120 000 m³.
Déforestage complet avec dessouchage, de la cuvette de la retenue, représentant une surface de 105 ha.

Barrage de Bamendjin (1972-1973)

Edification sur la rivière Noun, d’une digue de retenue permettant de constituer une réserve d’eau de 2 milliards de m³, pour le compte de la Société Nationale d’Electricité du Cameroun.

Digue de 17,50 m de hauteur maximale et de 200 m de développement. Ouvrage de dérivation comprenant un chenal et un ouvrage de restitution équipé de deux pertuis. Pont de 20 m franchissant le chenal, à l’aval de l’ouvrage de restitution.

Principales quantités : 15 000 m² de déforestage, 100 000 m³ de terrassements, 45 000 m³ de déblais rocheux, 30 000 m³ de filtres et enrochements, 8 500 m³ de béton, 2 500 ml de forages.

Barrage de Song Loulou (1ère tranche : 1976-198 )

Barrage, évacuateur de crues, usine et canal de fuite.
Maître d’ouvrage : Société Nationale d’Electricité du Cameroun. Maître d’œuvre : SONEL.

220 000 m³ de béton, 900 000 m³ de déblai rocheux, 500 000 m³ de remblai des digues. Hauteur maximum de l’ouvrage : 35 m, longueur en crête : 1 200 m. Débit annuel : 2 100 m³/s. Capacité de retenue : 10 000 000 m³. Débit maximum de l’évacuateur de crue : 10 000 m³. Débit d’équipement de l’usine : 640 m³/s. 4 groupes hydroélectriques d’une puissance totale de 195 MW. Canal de fuite : 1 100 m de longueur.

Barrage de Song-Loulou (2e tranche :1984-1987)

Extension de l’usine hydroélectrique.

10 000 m³ de déblais en terrain meuble, 190 000 m³ de déblais en terrain rocheux, 13 000 m³ de remblais, 38 500 m³ de béton, 32 000 m² de coffrage, 1 600 tonnes d’acier, 26 000 kg d’ancrage dans le rocher, 32 tirants d’ancrage précontraints de 330 tonnes, 240 tonnes de charpente métallique.