BERGÈS Aristide

publié le 2 octobre 2007 (modifié le 8 février 2009)

(1812 - 1884)

(1812 - 1884)

À la conquête des hautes chutes

Aristide Bergès est né à Lorp, dans l’Ariège, le 4 septembre 1833, et mort à Lancey, en Isère, le 28 février 1904.

Fils d’un fabricant de papiers, il sortit de l’École centrale des Arts et Manufactures en 1853 avec le titre d’ingénieur chimiste.

Il entama sa carrière dans la fabrique paternelle, où il perfectionna les procédés de fabrication de la pâte mécanique de bois.

En 1864, il prit une série de brevets sur le défibrage, le raffinage et le tamisage de la pâte.

Installé dans le Dauphiné à partir de 1867, il se fait alors le promoteur de l’équipement des hautes chutes, comme source d’énergie pour la fabrication de pâte à papier.

C’est ainsi qu’il mène, dans des conditions périlleuses, l’aménagement d’une chute de 200 mètres en 1869, puis de 500 mètres, en 1882, sur le ruisseau de Lancey.
C’était, à l’époque, les plus élevées en France.

Véritable apôtre de l’utilisation de l’énergie hydraulique accumulée dans les neiges et les glaciers, il sut trouver, pour la désigner, un terme propre à frapper l’imagination : celui de « houille blanche », promis par la suite à une belle postérité.