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Brest : téléphérique en ville, une première nationale

publié le 21 août 2016 (modifié le 2 septembre 2016)

La première cabine du téléphérique urbain de Brest, le premier d’une série en France, a été installée le 17 août 2016, avant une mise en service en octobre. La deuxième cabine va être installée dans les premiers jours de septembre 2016.

L’entreprise de charpente métallique SMB (Ploufragan, Côtes d’Armor) a achevé fin juin 2016 la construction de la structure du téléphérique de Brest (elle avait démarré en avril). Une structure composée de trois ouvrages porteurs :

  • la structure sabot de la station des Capucins ;
  • la station Siam (structure, composée de caissons-treillis posés sur des poteaux, en porte-à-faux, accolée au mur d’enceinte de l’arsenal militaire) ;
  • le pylône central d’une hauteur approchant les 80 mètres et pesant 220 tonnes, dont le montage a été assuré par l’entreprise normande CCS international). Le levage a été effectué avec une grue télescopique de 700 tonnes de capacité et a mobilisé 7 monteurs.

Les ouvrages métalliques des deux stations au départ et à l’arrivée permettront de retenir les câbles du téléphérique à ses extrémités, le pylône servira quant à lui à supporter les câbles.

La métropole de Brest a fait le choix peu commun d’équiper sa ville d’un téléphérique car il lui fallait répondre à certaines contraintes. En effet de nombreux navires militaires traversent le fleuve Penfeld et les ponts ont été construits en prenant compte de cette contrainte. Ils sont construits très haut ou ils sont levants comme le pont de Recouvrance. Pour pallier cette contrainte, le téléphérique a été choisi car il ne gêne en rien le passage de la plupart des navires militaires. Une autre raison, c’est le coût du transport car "le téléphérique coûtera bien moins cher à entretenir qu’un tramway par exemple", affirme le chef de projet.

© Pierre Bafoil, Ouest France Brest

Les deux cabines ne se croiseront pas l’une à côté de l’autre, mais l’une au-dessus de l’autre, à près de 70 mètres au-dessus de la base militaire navale de Brest.
Chaque cabine a été conçue pour embarquer jusqu’à 60 personnes et fonctionner avec des vents soufflant jusqu’à 110 km par heure. Le téléphérique devrait pouvoir transporter jusqu’à 1220 personnes par heure. La ligne couvrira une distance de 460 mètres et permettra de relier, en 3 minutes, la rive gauche depuis le centre-ville, à la rive droite dans l’atelier des Capucins.

D’après l’AFP, le coût global du téléphérique - dont le but est de relier la rive gauche à la rive droite de la ville - est évalué à 19,1 millions d’euros, alors que l’agglomération estimait entre 30 et 60 millions d’euros la construction d’un troisième pont.

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