Carrières, côté environnement

publié le 5 novembre 2009 (modifié le 11 novembre 2009)

 

COLAS_520-589_carrieres_300x200_cle644723.jpg
COLAS_520-589_carrieres_300x200_cle644723.jpg
© COLAS

Les carrières produisent l’une des principales matières premières utilisées par les Travaux publics : les granulats. Ces fragments de roche d’un diamètre inférieur à 150 mm sont utilisés notamment pour la fabrication des routes, des voies ferrées (ballasts) ou du béton.
Leur influence sur le paysage, ainsi que le fait qu’il s’agisse de matériaux non renouvelables, a amené le législateur à leur imposer une réglementation très exigeante en matière d’environnement et de développement durable au sens large.

Des exigences importantes

Il faut veiller à ce que :

  • les sites puissent être exploités durablement afin de soutenir l’activité économique,
  • l’accès aux gisements soit le plus proche possible des lieux d’utilisation du matériau, afin de limiter les nuisances liées aux transports,
  • l’exploitation du site ne nuise pas aux ressources hydriques de la région, tant en termes de pollution que de modification du régime des cours d’eau.

Pour ce faire, la réglementation encadre strictement leur activité. Depuis la loi du 4 janvier 1993 et le décret du 9 juin 1994, les carrières font ainsi partie des installations classées, nécessitant enquête publique et étude d’impact.

D’autres textes (Code de l’Environnement, loi SRU...) sont venus compléter ces exigences.
Les Commissions Départementales de la Nature, des Paysages et des Sites assurent le recensement des ressources disponibles et veillent au respect de la réglementation :

  • durée définie ne dépassant pas trente ans,
  • zone définie en superficie comme en profondeur,
  • production annuelle définie en tonnage,
  • remise en état du site en fin de vie,
  • obligation de constitution d’un fonds financier permettant d’assurer cette remise en état en cas de défaillance de l’exploitant.
unicem_dd_193x300_cle27812f.jpg
unicem_dd_193x300_cle27812f.jpg
© UNICEM

Des havres de biodiversité

Le respect de ces contraintes a amené les exploitants à réaliser de véritables prouesses en matière de préservation de l’environnement et de qualité de vie pour les riverains.

La biodiversité locale y trouve même parfois un refuge bienvenu. C’est ainsi qu’en Bretagne, 14 des 31 couples de grands corbeaux que compte la région ont élu domicile dans des carrières ! Autre exemple, à Couture-sur-Loir dans le Loir-et-Cher, un ancien site a été réaménagé pour accueillir des populations de pélodyte ponctué, une espèce menacée de crapauds.

La reconversion des carrières sert aussi l’activité économique et le plaisir des visiteurs, tout en s’insérant dans la création d’un maillage écologique visant à assurer la continuité des milieux naturels. À Longueil-Sainte-Marie (Oise), le site qui couvre 70 ha en majeure partie aquatiques est devenu un complexe de pêche sportive à la renommée internationale.
Activité économique et respect de l’environnement peuvent ainsi faire bon ménage, voire se compléter mutuellement, ce qui est la définition même du développement durable.

Actualité