Chaussées

publié le 27 juin 2008 (modifié le 21 août 2008)

 

Les études vont d’abord examiner :

    • le trafic que celle-ci doit supporter, en charge et en fréquence ;
    • la portance du sol sous-jacent, parfois améliorée par la mise en place d’une "couche de forme", partie supérieure du terrassement ;
    • les ressources de matériaux existant à proximité. En effet, la route est surtout constituée de matériaux pondéreux dont le transport grève fortement le prix de revient.

La nature et les épaisseurs des couches successives appelées à constituer la chaussée seront fonction de ces éléments.

À partir de là, les études vont définir, grâce à des règles améliorées au fil du temps, la nature, la granulométrie et l’épaisseur de chacune des couches de chaussées.

Les couches inférieures ont pour seul objectif la résistance verticale aux déformations de la chaussée sous l’effet des charges, même en période de dégel pendant laquelle le sol sous-jacent peut perdre toute portance.

Elle sont de plus en plus résistantes au fur et à mesure qu’elles se rapprochent de la surface. De ce fait, si les matériaux pour certaines de ces couches ne sont pas d’une qualité suffisante, il peut être nécessaire de les améliorer par adjonction de liants (chaux, ciment, bitume) à faible dose.

L’étude précise, pour chaque couche, la nature et la granulométrie des matériaux, la nature et le dosage du liant à utiliser.

La couche supérieure, quant à elle, en contact direct avec les roues des véhicules, doit offrir des qualités d’uni pour le confort, de rugosité pour l’adhérence, de résistance aux efforts horizontaux et à l’abrasion pour la pérénnité de la route, et de résistance aux intempéries.

Cette couche supérieure comporte toujours, dès que le trafic est significatif, l’adjonction de liants en quantité significative aux matériaux mis en œuvre. Ces liants peuvent être soit du bitume (route "noire"), soit du ciment (route "blanche").

Comme pour les couches inférieures, mais avec encore plus de soin, les études précisent les caractéristiques des matériaux et des liants.

Ces études définissent aussi les dispositifs à prévoir pour que l’écoulement des eaux se fasse sans gêner la circulation ni compromettre la tenue de la chaussée.