Complexité

publié le 11 novembre 2007

 

Hong Kong, la ville qui a fait le plus de travaux souterrains au monde. Ici les travaux de la nouvelle gare d'arrivée du nouvel aéroport construit sur la mer.
Hong Kong, la ville qui a fait le plus de travaux souterrains au monde. Ici les travaux de la nouvelle gare d’arrivée du nouvel aéroport construit sur la mer.
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De plus en plus vital et complexe !

Bien sûr, si la nature des terrains n’est plus déterminante sur le choix du site des ouvrages, elle demeure essentielle pour prévoir la nature, le coût et la durée des travaux de fondations.
Cet urbanisme moderne peut demander des moyens considérables. "The big dig", l’énorme complexe de circulation entrepris par la ville de Boston en partie sous son port est le plus grand projet urbain dans l’histoire du monde.
Le champ d’aviation d’Issy-les-Moulineaux a fait place à Roissy. Et les nouvelles plates-formes aéroportuaires gigantesques se construisent souvent, faute de place ailleurs, sur la mer comme par exemple celles de Nice ou de Hong Kong ou sur des terrains instables comme Singapour ou Djakarta.

Ces travaux ont été la cause de grands progrès dans le traitement des sols. La taille des bateaux augmentant comme le reste, il a fallu construire de nouveaux quais et de nouvelles digues. Leurs fondations en zone maritime ont dû être adaptées aux plus grandes profondeurs et aux charges plus lourdes. Il a fallu inventer et tester des fondations adaptées pour la pile du pont de Rion-Antirion entre le Péloponnèse et le continent à cheval sur deux plaques continentales. La nouvelle digue préfabriquée du port de Monaco est aussi un bel exemple du gigantisme que peuvent atteindre les projets modernes.