De la Meuse à la Moselle

publié le 9 janvier 2008

 

Viaduc de franchissement de la Meuse
Viaduc de franchissement de la Meuse
(© FNTP)

Le tronçon E d’une longueur de 43 km, s’étend de la Meuse à la Moselle. Il présente les particularités suivantes :

  • Contraintes environnementales du fait de la traversée du Parc naturel régional de Lorraine,
  • Contraintes liées au raccordement de la ligne à la voie ferrée régionale Métrolor Metz-Nancy,
  • Franchissements de la vallée de la Meuse et de la Moselle, ayant nécessité pour cette dernière un viaduc de 1510 m, le plus long de la LGV Est.
  • Parmi les sept lots de travaux du tronçon E, le lot 33 comporte le franchissement en déblai de la formation schistes cartons, matériau présentant des gonflements très importants à l’air et à l’eau, ce qui a conduit à réaliser une purge de 450 000 m3 avec murs de soutènements provisoires pour assurer qu’aucun gonflement de la plate forme de la ligne ne puisse avoir lieu en phase exploitation.
Réalisation des appuis du Viaduc de la Moselle
Réalisation des appuis du Viaduc de la Moselle
(© FNTP)

De part la richesse tant floristique que faunistique de l’environnement qu’elle traverse, la LGV a un impact direct sur des espèces végétales et animales protégées. L es déplacements de quelques pieds d’une plante, le Pigamon moyen (protection régionale) ainsi que de batraciens (tritons alpestres, palmés, crêtés : protection nationale) ont été programmés. Des opérations de sauvetage ont été réalisées avant le commencement des travaux mais également à l’avancement du chantier, des amphibiens ayant élus domicile dans les emprises du chantier, malgré la pose de grillage spécifique au pied des clôtures provisoires.

Afin d’effectuer des dérivations définitives ou provisoires de cours d’eau, des pêches électriques ont été réalisées par le Conseil Supérieur de la Pêche (CSP), en coordination avec les entreprises de travaux et la Maîtrise d’oeuvre. Ces pêches ont permis la découverte de deux espèces protégées au niveau national et non répertoriées dans les états initiaux : la Loche d’étang et l’Écrevisse à pieds blancs.

Les ouvrages d’art et plus particulièrement les viaducs ont fait l’objet d’études architecturales spécifiques. La volonté de l’architecte était de personnaliser le projet en Lorraine, en proposant des ouvrages métalliques bi poutres, unis par une même teinte et un même dessin de piles courantes. Toutefois, certains ouvrages ont bénéficié de traitements particuliers.

 

Pêche électrique
Pêche électrique
(© FNTP)
Écrevisse à pieds blancs
Écrevisse à pieds blancs
(© FNTP)

 
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