Déplacements et intermodalité

publié le 4 novembre 2009 (modifié le 28 novembre 2009)

 

Les transports constituent aujourd’hui la principale source de gaz à effet de serre en France, avec 26 % des émissions. En outre, le volume d’émissions à augmenté de plus de 20 % en 10 ans, contrairement à l’industrie par exemple qui a connu une décrue comparable.

Ce secteur représente donc un poste incontournable de réduction de notre empreinte carbone. Avec l’augmentation prévisible, à terme, du coût des carburants, cela constituerait aussi un atout économique.
Or c’est d’abord le transport routier qui est à l’origine de cet état de fait, avec 92 % des émissions. Cela est dû en grande partie à l’essor du transport de marchandises au sein de l’Union européenne : reporter une part de ces échanges vers le rail ou les voies fluviales, moins polluants, favoriserait donc une baisse significative des émissions.

C’est ce qu’on appelle le transport multimodal, intermodal ou combiné, qui repose sur la mise en place d’infrastructures adaptées...

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Pour des transports moins polluants

En termes de volumes de marchandises transportés, la route arrive largement en tête avec 82 % du total, contre 11 % au rail et 2 % au transport fluvial (les 5 % restants étant dévolus aux olédoducs). La tendance globale, toutefois, est à une hausse importante du fluvial (+33 % entre 1997 et 2007), et à la stabilisation du ferroviaire. En outre, l’évolution s’infléchit en fonction du prix des carburants : lorsque les tarifs s’élèvent, la route perd de son attractivité.
Néanmoins, celle-ci garde l’avantage d’un réseau totalement interconnecté, que ce soit sur les longues ou sur les courtes distances. D’où l’importance de développer les infrastructures ferroviaires, fluviales et portuaires, et d’intégrer celles-ci dans l’ensemble européen.

C’est pourquoi la France a choisi d’investir massivement dans ces deux modes, à la suite notamment de la loi de programmation du Grenelle de l’Environnement. Côté rail, l’objectif est de doubler les lignes grande vitesse à l’horizon 2020. On peut citer la liaison entre Perpignan et Figueras en Espagne, ou encore la liaison Rhin-Rhône.
D’autres projets sont à l’étude, comme la ligne Lyon-Turin.
Côté transport fluvial, outre le canal Rhin-Rhône, il faut citer notamment le canal Seine-Nord-Europe (SNE), prévu pour 2015 et reliant les bassins de la Seine et de l’Oise au Nord du continent.

Des plateformes intégrées

Pour être pleinement opérationnelles, ces voies de communication doivent pouvoir permettre d’optimiser le transbordement des marchandises depuis ou vers la route. C’est le rôle des plateformes multimodales, qui constituent de véritables stations d’échange entre les trois modes. Celles du canal SNE, par exemple, couvriront plus de 300 ha et comprendront un ensemble complet de prestations industrielles et de services.

Outre leur intérêt en termes économiques et de diminution des émissions de GES, ajoutons que ces projets intègrent de multiples exigences environnementales, afin d’en limiter l’impact au maximum.