Des procédures précises

publié le 19 septembre 2007 (modifié le 29 mai 2008)

 

Tour de contrôle de l'aéroport Paris-Charles De Gaulle : vue d'ensemble de la salle IFR
Tour de contrôle de l’aéroport Paris-Charles De Gaulle : vue d’ensemble de la salle IFR
(droits réservés par la DGAC - photo Alexandre Paringaux)

Avant la mise en route des moteurs, sur demande du pilote, le contrôleur communique les contraintes dues à la régulation de débit et l’approbation éventuelle de mise en route garantissant la délivrance des clairances de circulation au sol et de décollage dans les délais raisonnables.

En outre, il fournit les éléments d’information suivants : la piste en service, la direction et la vitesse du vent à la surface avec les variations significatives, la visibilité au sol, la quantité de nuages bas avec l’altitude de leur base, la température de l’air, le calage altimétrique requis pour lire au point le plus élevé de l’aire d’atterrissage une altitude égale à l’altitude topographique de l’aérodrome (QNH), la pression atmosphérique à l’altitude topographique de l’aérodrome (QFE), le niveau de transition (si nécessaire) et l’heure exacte.

Avant le roulage qui précède le décollage, le contrôleur d’aérodrome rappelle la piste en service et donne les paramétres mentionnés ci-dessus si cela n’a pas été fait précédemment.

Avant le décollage, il fournit à nouveau la direction, la vitesse et les variations du vent à la surface, ainsi que les phénomènes météorologiques significatifs. Avant que l’aéronef ne quitte le circuit d’aérodrome ou la zone de contrôle, il communique à nouveau le QNH, si cet élément est en sa possession.

A l’arrivée, avant de délivrer la clairance d’entrée dans le circuit d’aérodrome, le contrôleur d’aérodrome doit indiquer la piste en service, la direction et la vitesse du vent à la surface avec les variations significatives, le QNH et le QFE.

Enfin, avant l’atterrissage le contrôleur d’aérodrome fournit la direction et la vitesse du vent à la surface et les dernières valeurs de visibilité météorologiques.

En outre, il renseigne les aéronefs sur l’état de l’aérodrome en donnant les informations suivantes :

  • Les travaux de construction ou d’entretien avec ou sans présence de matériels, véhicules ou personnels sur l’aire de manoeuvre ou à proximité de celle-ci ;
  • les parties irrégulières ou détériorées de la surface de l’aire de manoeuvre, que celles-ci soient banalisées ou non ;
  • les dangers liés à la présence d’eau, de glace, de neige, d’oiseaux ou autres animaux au sol ou en vol, la présence d’aéronefs en stationnement, la turbulence de sillage ;
  • les pannes ou fonctionnements défectueux de tout ou partie des aides radioélectriques et des aides visuelles du système de balisage lumineux ;
  • toute autre information jugée utile.

Le contrôleur d’aérodrome régule toute la circulation au sol et organise la circulation des aéronefs se trouvant dans le circuit d’aérodrome. Ainsi, les départs sont réalisés dans l’ordre dans lequel les aéronefs sont prêts à décoller. Toutefois, le contrôleur d’aérodrome peut déroger à cet ordre de priorité pour permettre d’assurer le maximum de départs, avoir le retard moyen le plus faible ou pour des raisons de régulation du débit. Si un aéronef n’a pas reçu de clairance pour s’aligner, il doit attendre à un point d’arrêt.

Les pénétrations et déplacements de piétons et de véhicules sous trafic sur l’aire de manœuvre sont également soumis à une autorisation et au respect d’un cheminement défini, sauf s’il existe un plan de circulation des véhicules et des piétons. Dans tous les cas, la traversée de piste doit faire l’objet d’une autorisation de la tour.
Les véhicules utilisés sur l’aire de manœuvre des aérodromes contrôlés doivent être de façon générale équipés de moyens radios et établir une liaison bilatérale avec la tour de contrôle. C’est toujours le contrôleur d’aérodrome qui délivre la clairance d’entrée dans le circuit dès que la circulation aérienne le permet et en précisant la position caractéristique d’intégration dans le circuit. C’est encore lui qui donne les espacements à suivre en fonction des règles de circulation aérienne.