Donzère-Mondragon

publié le 26 octobre 2007 (modifié le 15 janvier 2008)

 

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La centrale de Donzère-Mondragon en cours de construction (photo : CNR)

Déclaration d’Utilité Publique : 1948
Mise en service : 1952
Puissance installée : 354 MW
Production annuelle moyenne : 2,14 milliard de kWh
Longueur du canal de dérivation : 28 km
Chute maximale : 22,5 m

Situé sur le bas-Rhône entre Montélimar et Caderousse, l’aménagement de Donzère-Mondragon est le deuxième à avoir été construit après celui de Génissiat. Il est aussi le plus productif (2,14 milliards de kWh, soit 13 % de la production d’hydroélectricité du Rhône), ainsi que le premier à répondre au triple objectif du cahier des charges initial : la production d’énergie, l’irrigation et la navigation.

Avant l’ouverture du chantier, les dimensions de l’écluse font l’objet de vifs débats, d’autant que celle-ci devra servir de modèle aux ouvrages ultérieurs. La CNR fait réaliser un remorqueur à hélices sous voûte de 9 mètres, le Frédéric-Mistral-Rhin-Rhône, afin de prouver que ce type de propulsion est utilisable sur le Rhône, évitant d’avoir à s’adapter aux remorqueurs de l’époque, dont l’empattement approche les 20 mètres ! L’expérience se révèle concluante, et les dimensions de l’écluse sont arrêtées à 12 mètres de large sur 195 mètres de long. Avec 23 mètres de hauteur et une vitesse de remplissage de 10 minutes, elle établit un nouveau record du monde.

Le chantier, gigantesque, mobilise près de 7000 ouvriers, pour lesquels sont édifiées sept cités, avec tout l’équipement nécessaire à leur vie quotidienne et à celle de leurs familles.

La centrale, implantée à Bollène, compte six groupes de production, chaque turbine développant une puissance de 59 MW. Six vannes-déchargeurs, installées sur la rive gauche du fleuve, permettent d’évacuer le trop-plein lors d’arrêts brusques de la centrale. La formation de vagues en amont, néfaste à la navigation, peut ainsi être évitée.

L’aménagement réalisé entre Donzère et Mondragon a également permis d’éliminer la zone dite « des rapides », s’étendant sur 30 km et particulièrement difficile pour la navigation.

Concernant la mise en valeur des terres agricoles, la création d’une dizaine de prises d’eau a rendu possible l’irrigation de 9 000 ha. La réalisation de l’aménagement a aussi débouché sur un vaste programme de remembrement, ainsi que sur la mise en place d’un réseau d’assainissement sur des terrains marécageux, rendant ceux-ci cultivables.

Sur le plan du développement économique, l’installation de deux complexes industrialo-portuaires à Bollène et Mondragon constitue un atout important pour la région.

Enfin, pour ce qui est de l’environnement, de nombreuses actions ont été menées, parmi lesquelles on citera notamment : la restauration de lônes en association avec divers partenaires locaux et nationaux, l’aménagement d’une passe à poissons à proximité du barrage, les travaux de maintien de la nappe phréatique...

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