&Eacutetudes de faisabilité

publié le 27 juin 2008 (modifié le 31 juillet 2008)

 

Ces études de faisabilité servent à vérifier que l’idée est bonne, que le besoin ressenti est réel, que le financement pourra en être rassemblé, et que les coûts de réalisation et d’exploitation sont en rapport avec l’intérêt du projet.
Elles servent aussi à estimer le risque de l’investissement à court, moyen, long terme.

Ces études ainsi que la prise de décision qui en résultera sont l’apanage du Maître d’Ouvrage. L’Etude de faisabilité est ainsi la base de la prise de décision.

Le Maître d’Ouvrage peut parfois les réaliser lui-même, mais, le plus souvent, du fait des compétences nécessaires, il les confiera à des prestatires spécialisés.

L’étude de faisabilité comprend :

  • les études socio-économique ;
  • les études financière ;
  • les études juridique et administrative ;
  • les études techniques : prémice d’un programme avec les premières données (topographie, géologie, foncier, ), les besoins, les contraintes et les exigences ;
  • des études d’impact, commençant à apprécier les effets possibles de l’ouvrage et du chantier sur leur environnement.

Ces études intégrent les concepts du développement durable, pouvant être résumés en " un développement qui répond à un besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ".

Si l’idée est réalisable, ce qui importe, c’est de connaître les conditions de réalisation de cette idée, d’où les études précédentes où la notion de risque est constamment présente, que ce risque soit économique, technique, social, financier, juridique ou administratif.

Ces études permettent :

  • de situer l’opération projetée dans son environnement économique, dans son environnement social ;
  • d’estimer son coût économique selon les hypothèses ;
  • d’estimer également sur le plan financier comment au fil des ans l’investissement initial pourra être remboursé et avec quelle structure ;
  • d’étudier les comptes prévisionnels (Bilans et comptes de résultat avec annexes) de la ou des structures en année N, N+1, N+2, ... , etc.
  • de déterminer le contexte juridique et administratif qui sera soit une contrainte, soit une opportunité,
  • d’ébaucher un germe de programme (données, besoin, contraintes et exigences) permettant une toute première approche des réponses techniques nécessaires à une toute première estimation du coût de l’investissement.

Théoriquement, c’est à partir de tous ces aspects, notamment techniques et financiers, que sera prise la décision d’investir, ou non, dans ces équipements ou services collectifs de base, qui constituent le champ d’action privilégié des Travaux Publics.

Pour ces opérations, d’utilité publique, l’aspect politique oriente le plus souvent fortement la prise de décision.

Retenons donc trois filtres pour la prise de décision :

  • filtre technique
  • filtre financier (*)
  • filtre politique

(*) Il y a une corrélation forte entre financier et technique : il y a des investissements chers nécessitant peu de maintenance et donc peu de frais de gestion, ou, a contrario, des investissements peu chers nécessitant de lourdes charges de gestion. Donc se méfier du peu cher initial !