Échafaudages

publié le 11 octobre 2007 (modifié le 28 décembre 2007)

 

Sécurité et solidité : deux priorités...
Sécurité et solidité : deux priorités...
(D.R. ALTRAD)
... pour des échafaudages de plus en plus impressionnants
... pour des échafaudages de plus en plus impressionnants
(D.R. ALTRAD)

 

Un échafaudage est une construction temporaire faite de planchers, de plateformes et de passerelles, soutenus par une charpente généralement en acier ou aluminium. L’ensemble doit offrir, aux ouvriers comme à leurs matériels, l’accès à tous les points d’un ouvrage en chantier ou en rénovation.
Les échafaudages peuvent être :

  • fixes, notamment en façade, et ce parfois sur de grandes hauteurs et selon des formes complexes ;
  • roulants, et dépassant alors rarement les 15 m de haut ;
  • volants : il s’agit alors d’une nacelle suspendue par des câbles fixés en haut du bâtiment. Ce système est peu utilisé dans le domaine des travaux publics, mais surtout dans celui du bâtiment (peinture, rénovation, isolation...).

Aujourd’hui, les échafaudages sont construits avec des éléments modulaires en acier ou aluminium. Leur montage est rapide et suit un cahier des charges très précis. Le principe de base repose sur l’assemblage de montants (les tubes, verticaux) reliés par des traverses (les moises), créant une structure permettant l’accrochage des planchers. La pièce centrale du dispositif est le nœud auquel traverses et moises viennent s’accrocher.

La standardisation du matériel a permis de développer des échafaudages de très grande ampleur : centrales nucléaires, rénovation de la nef du Grand Palais à Paris à l’aide d’un échafaudage de 500 tonnes... Dans de tels cas, chaque échafaudage est conçu pour un chantier particulier, du véritable sur-mesure !

Mais les concepteurs ont avant tout le souci de la solidité et de la sécurité des ouvriers : il s’agit d’éviter le contreventement et le flambage (la déformation et le fléchissement) grâce à des traverses disposées longitudinalement ou perpendiculairement. On utilise aussi des croix de saint André (deux traverses en X) pour rigidifier la structure. La stabilité est assurée à l’aide des semelles pour un bon ancrage au sol, et des systèmes de chevillage et d’accroche sur la construction pour un bon arrimage. Ces dispositifs empêchent l’échafaudage de s’écrouler sur lui-même ou d’être emporté par le vent.

Les échafaudages actuels sont devenus de plus en plus respectueux de l’environnement. Les abords des sites sont ainsi désormais protégés par un bâchage pouvant recouvrir entièrement l’édifice, ou encore un bardage avec des tôles d’aluminium. Les franchissements (piétons, véhicules) sont protégés par des tunnels de planches. Enfin, en porte-à-faux de l’échafaudage (c’est-à-dire en saillie), les pare-gravats recueillent les chutes de matériels ou d’objets.

Il faut dire que les exigences de sécurité en matière d’échafaudages sont devenues de plus en plus contraignantes : les normes sont très précises, en insistant, par exemple, sur les garde-corps, qui protègent les ouvriers sur les planchers.