Énergie

publié le 4 novembre 2009 (modifié le 25 novembre 2009)

 

Pour lutter contre le réchauffement climatique, le cadre général fixé par la loi est de diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 (facteur 4 inscrit dans le Grenelle de l’Environnement). Cependant, il est prévu d’atteindre cet objectif par paliers. C’est ainsi que le bâtiment vise une diminution de 40 % en 2020, et les transports de 20 %.
La convention signée le 25 mars 2009 entre l’État et les professionnels de la construction routière pose quant à elle le chiffre de 30 % en moins pour 2020.
Cela suppose un effort réparti sur les différentes sources actuelles d’émissions, à savoir :

  • le transport,
  • la fabrication des matériaux (ciment, enrobés notamment),
  • leur mise en oeuvre sur le chantier,
  • leur entretien une fois l’ouvrage achevé.
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Matériels et comportements

La solution passe donc à la fois par la consommation elle-même, les types de matériels et la nature des ressources énergétiques.
La consommation peut être réduite notamment à travers le poste des transports, en réduisant les trajets (approvisionnement local) ou en optant pour l’intermodalité et son alternance de types de transport. Concernant cette dernière, des aménagements s’avèreront nécessaires, notamment en matière de déplacements fluviaux (canaux Seine-Nord et Rhin-Rhône).
L’évolution vers une baisse de la consommation et des émissions touche aussi tous les types de matériels. À chaque fois, cela demande une multitude d’innovations et de patients réglages. On peut prendre l’exemple des postes d’enrobés, où entrent en ligne de compte l’humidité des granulats, le choix du combustible, le recours à des méthodes de production basse température...
L’apparition de véhicules hybrides, les systèmes d’information géographiques permettant d’optimiser l’organisation du chantier, contribuent également à cette diminution. Plus diffuse, la consommation liée aux comportements (mode de conduite...) et à la gestion quotidienne doivent faire l’objet d’un examen attentif. Des pratiques comme le co-voiturage sont longues à mettre en place mais peuvent permettre d’atteindre des résultats significatifs.

Infrastructures énergétiques

La consommation d’énergie lors de la fabrication des matériaux pèse également d’un poids important. Outre l’amélioration des technologies, le recylage (béton notamment) paraît incontournable.
Les énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse...) sont bien sûr une ressource à privilégier, tout en offrant des opportunités d’activité aux entreprises du secteur. En 10 ans à Fribourg, le solaire a ainsi permis de créer pas moins de 10 000 emplois.
Sur le plan des infrastructures de réseau, le développement d’une production d’énergies renouvelables de proximité va appeler la mise en place de systèmes d’information adaptés, plus souples, à même de gérer des interactions plus complexes et décentralisées.