Entretien et réparation

publié le 5 octobre 2007

 

En dehors des opérations courantes de vidange, graissage, remplacement d’outils d’attaque au sol ou de train de roulement, le suivi des machines se fait de deux façons : l’entretien prédictif et l’entretien préventif. Les remises en état d’ensembles tels que moteur, b.v., ne sont pas faites sur chantier mais dans des ateliers spécialisés.

Une équipe de mécaniciens d'intervention avec un fourgon atelier
Une équipe de mécaniciens d’intervention avec un fourgon atelier
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Les machines de terrassement ont toujours bénéficié des dernières technologies bien avant les matériels routiers. Ainsi, les premiers moteurs turbocompressés et les boîtes de vitesses automatiques apparurent dans les année 50 sur les grands chantiers du barrage de Serre-Ponçon ou d’aménagement du Rhône. Actuellement, l’électronique embarquée avec les calculateurs gère toutes les fonctions des machines. Cela a permis de meilleurs rendements, de moins consommer de carburant et de moins polluer. En contrepartie les interventions font appel à du personnel de plus en plus spécialisé que les entreprises n’ont pas la possibilité de former. Il est donc nécessaire de faire appel au constructeur ou son représentant.
En dehors des opérations courantes de vidange, graissage, remplacement d’outils d’attaque au sol ou de train de roulement, le suivi des machines se fait de deux façons : l’entretien prédictif et l’entretien préventif.

L’entretien prédictif consiste à rechercher des signes avant-coureurs indiquant une usure anormale ou le début d’une détérioration. Pour ce faire, à chaque vidange d’un élément de la chaîne cinématique (moteur, boîte à vitesse et réducteur) un échantillon d’huile est prélevé pour analyse spectrographique. Cette analyse consiste à brûler l’échantillon d’huile dans un appareil de laboratoire qui analyse la lumière produite et, suivant le spectre, définit la présence et les quantités de fer, cuivre ou silicium...
Ces analyses étant faites dès la mise en service des matériels, il est ensuite facile de suivre l’évolution de l’usure des différents éléments.

L’entretien préventif part du principe que sur chaque machine en fonction du travail réalisé, on connaît, d’après des statistiques, la durée de vie des éléments de la chaîne cinématique. Il suffit alors de prévoir la réparation avant la casse. Ainsi à titre d’exemple, un moteur de grosse pelle a une durée de vie de 10.000 heures, une boite de vitesses de décapeuse 8.000 heures...

Observations
Les remises en état d’ensembles tels que moteur, b.v. ne sont pas faites sur chantier mais dans des ateliers spécialisés. Très souvent on procède par échange standard.
En terrassement le bon fonctionnement des machines ayant une telle importance pour assurer la production, il est primordial que les engins tournent avec une efficience de 90 voir 95%.