Équipements techniques

publié le 19 septembre 2007

 

Les aides techniques

tour-radar de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim
tour-radar de l’aéroport de Strasbourg-Entzheim
(Christophe Bourgeois - droits réservés par la DGAC).

Les contrôleurs ont besoin d’outils performants pour les aider dans leur tâche, pour une meilleure sécurité et un meilleur rendement.

En premier lieu toutes les correspondances entre aéronefs et contrôleurs se font par radio. De même, la coordination entre les différents contrôles se fait essentiellement par communications vocales directes (téléphone) ou par systèmes automatisés ou liaison entre ordinateurs. Les radars sont utilisés également dans le contrôle d’approche et d’aérodrome. Ils permettent de constater les espacements et les positions respectives des aéronefs. Aussi les indications sont-elles plus sûres et précises.

Il existe également pour les pilotes des aides à l’atterrissage (VOR, DME, ILS) dont l’état de fonctionnement doit être connu des contrôleurs. D’autres systèmes automatiques sont en cours d’études et de réalisation. Leur but est aussi d’éviter tout dysfonctionnement afin qu’il n’y ait pas de retard imputable au système de contrôle. Ces systèmes seront essentiellement mis en place sur les grandes et moyennes plates-formes et les petits aéroports n’auront nullement besoin d’un tel équipement.

radar d'approche de l'aéroport de Marseille-Provence
radar d’approche de l’aéroport de Marseille-Provence
(Alexandre Paringaux - droits réservés par la DGAC).

Une tendance à l’automatisation

Certains de ces systèmes sont mis en oeuvre, d’autres sont encore actuellement des axes de recherche qui déboucheront sur des applications au début de la prochaine décennie. Certains seront peut-être abandonnés, d’autres seront découverts et mis en place. Quoi qu’il en soit l’objectif est de développer l’automatisation, afin d’améliorer l’efficacité et la productivité des systèmes de navigation aérienne et de limiter ses dysfonctionnements qui paraissent de plus en plus insupportables face à l’accroissement du trafic et aux besoins des compagnies.

VOR-DME de l'aéroport de Lille-Lesquin
VOR-DME de l’aéroport de Lille-Lesquin
(Alexandre Paringaux - droits réservés par la DGAC).

Actuellement, la radiotéléphonie assure principalement les communications entre le sol et l’appareil (air-sol). Les systèmes de transmission de données automatiques (Data Link) permettront de véhiculer les énormes quantités d’informations qui feront accélérer le débit du système en toute sécurité. Néanmoins, l’échange de paroles reste indispensable dans les situations d’urgence. Les informations seront transmises automatiquement sous forme écrite à l’équipage dans son cockpit, et automatiquement prises en compte par le système de gestion du vol de l’appareil.

glide-path-dme de l'aéroport de Toulouse-Blagnac
glide-path-dme de l’aéroport de Toulouse-Blagnac
(Gabrielle Voinot - droits réservés par la DGAC)

L’automatisation des échanges de données entre calculateurs caractérisera le futur système de communication sol-sol. Les échanges téléphoniques directs de contrôleur à contrôleur devraient se limiter aux coordinations extrêmement fines et aux cas d’urgence.

La plupart des pays européens exploitent actuellement la 4ème génération d’assistance automatisée au contrôle. A l’heure actuelle se développe le système informatique de gestion de mouvements sur un aérodrome (SIGMA) qui est une aide au contrôle. A titre d’exemple le système SIGMA peut nécessiter une pièce supplémentaire d’environ 10 m².

Tous ces systèmes sont connectés à la salle technique du bloc technique et à la vigie. La salle technique, qui renferme de nombreux matériels sophistiqués, dont certains sont lourds et encombrants, est le centre névralgique de l’aérodrome.