Essais

publié le 3 décembre 2008

 

Lorsque la réalisation de l’ouvrage est terminée, il convient d’en tester tous les éléments structurants et les équipements, pour vérifier leur conformité aux prescriptions ou leur bon fonctionnement, et remédier aux quelques défauts qui peuvent apparaître.

Ces vérifications sont d’abord faites "en interne" par les constructeurs et leurs sous-traitants. Puis, lorsque tout est satisfaisant, elles sont renouvelées en présence du maître d’œuvre et du maître d’ouvrage, qui peuvent ainsi s’assurer de la conformité aux prescriptions.

Pour un pont, il s’agira le plus souvent d’un essai de chargement, pour lequel on mobilise des camions chargés pour simuler la charge de calcul. On a par ailleurs disposé autour et sur l’ouvrage tous les instruments de contrôle, de mesure de charge et de déformation, pour vérifier la conformité aux calculs.

Du fait de sa lourdeur et de son coût, cette opération n’est faite qu’une seule fois.

Bien évidement, tous les équipements mécaniques, électriques et électroniques sont aussi testés dans toutes les configurations et dans toutes les hypothèses de fonctionnement, y compris les plus transitoires, pour s’assurer de leur bon fonctionnement.

Il peut s’agir de la ventilation pour les tunnels, des alternateurs et chaudières ou turbines pour les usines électriques, de la signalisation, de l’éclairage, des dispositifs de contrôle, de perception et de surveillance, etc.

Pour un tronçon de voie ferrée ou une centrale électrique, que celle-ci soit hydraulique, thermique ou nucléaire, ces essais sont particulièrement lourds, complexes et importants.

De plus, dans tous les cas impliquant la présence de public sur ou dans l’ouvrage, ou des effets dangereux d’incidents de fonctionnement, le passage de la commission de sécurité, et son accord préalable, sont indispensables avant que ne puisse être autorisée la mise en service.

Pour bien des ouvrages, cette autorisation de mise en service fait l’objet d’un document officiel.