Évaluation des impacts

publié le 5 novembre 2009 (modifié le 4 décembre 2009)

 

Avant de vouloir réduire l’impact d’un chantier, il faut déjà commencer par connaître celui-ci, et ce de la manière la plus précise possible. En effet, cela va permettre ensuite d’intervenir en toute connaissance sur le résultat des actions entreprises.

Le premier poste que l’on cherche à mesurer est celui des émissions de gaz à effet de serre, à la fois parce que c’est le plus important et celui sur lequel il est le plus simple d’agir. La méthode Bilan Carbone, mise au point par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Environnement), est certifiée et partiellement financée sous certaines conditions.

Plus globales, les méthodes d’ACV (Analyse du Cycle de Vie) sont aussi plus complexes à mettre en oeuvre. Elles présentent notamment l’avantage de bénéficier d’une norme de référence (ISO 14040). Leur périmètre comprend l’ensemble des différents types d’impact (GES, eau, sols, déchets, matières premières consommées...) et peut s’élargir du chantier à l’ensemble du cycle de vie des produits.

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© Asco-TP

Identifier les bonnes variables

La mesure détaillées des impacts d’un chantier demande de passer au crible une quantité considérable d’éléments. Aujourd’hui, on sait que cet impact a globalement diminué, mais on ne serait pas capable d’indiquer dans quelles proportions exactes.

Le défi est de fournir des indications synthétiques (par type de véhicule, de produit, etc.) pour les chantiers de taille moyenne afin de leur faciliter la prise de mesure. Or ces indications peuvent varier, d’un chantier à l’autre, de 10 % sans que l’on soit capable d’identifier les causes de ces variations.
Plusieurs logiciels sont en cours de mise au point actuellement. On peut citer ECORCE (ÉcoComparateur Route Construction Entretien) du Laboratoire Central des Ponts & Chaussées (LCPC), GAIA utilisé par Eurovia, un autre outil en cours de développement dans le cadre de la Convention Route Durable...

L’interopérabilité des données

Mais au-delà de la mesure propre des impacts du chantier, ce qui importe le plus est la possibilité de comparer les impacts de différents sites et de communiquer les données entre eux, autrement dit leur interopérabilité.
C’est pourquoi différents organismes publics (Conseil Économique et Social, Commissariat général au Développement durable...) ont examiné la question des indicateurs synthétiques disponibles dans ce domaine. L’empreinte écologique a notamment été mise en avant, avec toutefois un bémol sur l’opacité de certains calculs et le caractère privé (et protégé) des données.

Sur un autre plan, la directive INSPIRE a lancé en 2007 un programme d’harmonisation des infrastructures informatiques traitant des données géographiques et notamment environnementales.