Foreuses verticales

publié le 5 octobre 2007 (modifié le 26 décembre 2007)

 

Certains modèles de foreuses sont spécialement adaptés à la recherche d'eau
Certains modèles de foreuses sont spécialement adaptés à la recherche d’eau
(droits réservés Ecofore)

Du point de vue du non-spécialiste, foreuses verticales et sondeuses possèdent les mêmes caractéristiques techniques. C’est par l’usage qu’elles vont se distinguer : les foreuses servent à creuser un trou (pour trouver de l’eau, percer des fondations, etc.), tandis que les sondeuses sont utilisées pour des études de sol.
Celles-ci permettront ensuite de mieux connaître les propriétés de ce dernier, et déterminer par exemple, dans le cas de niveaux de sous-sol, jusqu’où pourront descendre ceux-ci. Tout bâtiment ou ouvrage d’art nécessite une étude de sol préalable avant la phase de conception.

Foreuses verticales et sondeuses possèdent une portée plus ou moins importante selon les modèles. Cela va de 3 à 30 mètres pour les plus courtes, jusqu’à 1000 mètres pour les plus longues. Celles-ci servent principalement à la recherche d’eau dans les régions qui en manquent, ou encore la géothermie (chauffage à l’eau chaude naturelle). Dans d’autres domaines (recherche de gaz et de pétrole notamment), il existe même des engins très spécialisés pouvant descendre jusqu’à... 10 000 mètres !

Le principe de fonctionnement de ces appareils est toujours le même : un grand mât, formé de plusieurs tiges successives (de 3 à 6 mètres selon la longueur totale du mât), et sur lequel coulisse une tête de rotation ; au fur et à mesure que cette tête s’enfonce, on ajoute de nouvelles tiges à l’autre extrémité du mât.

Lorsque d’importantes quantités de déblais sont produites, des compresseurs sont utilisés afin d’évacuer ces derniers. Les tiges sont alors creuses, et un fluide (air ou mélange spécial à base de bentonite) est injecté à l’intérieur de celles-ci. Puis le fluide, chargé des débris, remonte par l’espace compris entre les tiges et la paroi du trou, appelé « espace annulaire ».

Nous tenons à remercier tout particulièrement M. Philippe Audibert et la société Ecofore pour leur contribution à cet article.