FOURNEYRON Benoît

publié le 2 octobre 2007 (modifié le 8 février 2009)

(1802 - 1867)

(1802 - 1867)

L’inventeur de la turbine

Benoît Fourneyron, issu d’une vieille famille rurale aisée de la Loire, sortit major de l’École des mineurs (future École des mines de Saint-Étienne) en 1819. Attaché à l’exploitation des mines du Creusot, il contribue à la création d’importants établissements métallurgiques, puis se voit confier l’avant-projet de la ligne de chemin de fer St-Étienne-Andrézieux.

En avril 1827, il présente un premier essai de turbine hydraulique de 6 CV (puissance sous une chute de 1,40 mètre), puis porte progressivement sa puissance à 50 CV. En réalité, il s’agit d’un perfectionnement des études de son professeur à l’École des Mineurs, Claude Burdin, présentées à l’Académie des Sciences en 1824.

Le brevet est déposé en 1832 sous le nom de « roue à pression universelle et continue ». La même année, Fourneyron est couronné par l’Académie des Sciences. Sa turbine, qui est la première à voir le jour dans le monde, est aussitôt adoptée dans toute l’Europe, puis en Amérique.

En 1837, il conçoit les premières conduites forcées permettant la maîtrise de la « houille blanche ». Celles-ci sont destinées à équiper une chute de 112 mètres (avec une puissance de 112 CV) dans le Grand-Duché de Bade, en Allemagne.

En 1850, Fourneyron s’installe au Chambon-Feugerolles pour perfectionner sa turbine, et y ouvre une fonderie. Il a également été député de la Loire de 1848 à 1863.