Gare de Lyon

publié le 25 avril 2008 (modifié le 26 octobre 2009)

 

 

La station "Gare de Lyon", implantée sous la rue de Bercy, est accolée à la gare souterraine RATP-SNCF.

La station "Gare de Lyon" a été construite à ciel ouvert dans le site particulièrement encombré de la rue de Bercy à Paris, contrairement à la plupart des autres lots réalisés en souterrain grâce à une enceinte protégée par les parois moulées auparavant mises en place lors de l’exécution des constructions riveraines. Des traitements de terrains réalisés en fond de fouille complétèrent la sécurité de l’ensemble.

La gare routière fut provisoirement reportée devant le parvis de la gare SNCF, boulevard Diderot, et dans les rues adjacentes.
Un pont temporaire assura la continuité de la circulation au-dessus des terrassements.

L’originalité de ce chantier tint plus à la diversité des solutions adoptées pour assurer le maintien des fonctions urbaines qu’à l’ouvrage construit lui-même, du fait de la proximité de la gare de Lyon.

Pour faciliter le voyage des personnes en fauteuils roulants, mais aussi de toutes celles à mobilité réduite, les stations sont équipées d’ascenseurs en libre service, visibles de la rue. Leurs portes sont transparentes (verre et inox) et les gaines laissent apercevoir la course des cabines.

Le bandeau suspendu désigné sous le terme de "racine signalétique" innerve à partir des circulations tous les espaces de la station. Cet élément transversal, plus virtuel que formel, sert de lien esthétique entre les différents équipements à travers chacun des lieux spécifiques traversés. La signalétique de direction y est systématiquement accrochée, perpendiculairement aux cheminements. Le bandeau abrite également les différents réseaux (éclairage de sécurité, visualisation et réception radio) et accompagne le parcours du voyageur depuis l’entrée jusqu’aux quais. Les équipements et les mobiliers s’intègrent dans la logique du parement. Cette démarche volontaire, défendue par les architectes, relève d’une véritable réflexion sur les composants techniques et leur logique esthétique. Chaque standard d’équipements trouve une déclinaison afin de s’insérer dans le dispositif.

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(© RATP)

Les travaux

Les travaux consistèrent en la réalisation à 17 m sous la surface du sol et à 10 m sous la nappe d’eau de la Seine, des ouvrages suivants :

  • un ouvrage ferroviaire, recevant les 4 voies SNCF de la ligne D, les 2 voies RATP de la ligne Météor, et des locaux techniques
  • un parking enterré de deux à trois niveaux
  • des ouvrages annexes, locaux techniques RATP, escaliers d’accès, égout...
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(© RATP)

Les ouvrages à construire occupant toute la largeur de la rue, les sujétions liées au site se traduisaient par :

  • des contraintes de surface. Pendant toute la durée des travaux, il fut nécessaire d’assurer dans la rue de Bercy les intenses transits des véhicules et des piétons, la desserte des immeubles de grande hauteur ainsi que le maintien en service des réseaux, dans des conditions de sécurité optimales et réglementaires
  • des contraintes de mitoyenneté, liées à la présence des ouvrages suivants :
    • à l’Ouest, le boulevard Diderot et l’interface avec le lot voisin souterrain D3M10
    • au Nord, un bâtiment SNCF en maçonnerie et à fondations peu profondes
    • à l’Est, l’ouvrage commun RATP-SNCF de la gare de Lyon, le passage routier souterrain Van Gogh et l’interface avec le lot voisin M12 réalisé en souterrain
    • au Sud, trois immeubles de grandes hauteurs (IGH) et leurs parkings souterrains, dont les fondations se sont avérées moins profondes qu’on le supposait.
  • des contraintes de tréfonds. Le radier de l’ouvrage à construire, de 1,90 m d’épaisseur, était engravé jusqu’à 1,50 m de hauteur dans les deux souterrains du RER ligne A, épine dorsale des transports RATP en Ile-de-France. Il était donc impératif de garantir une totale sécurité à cet ouvrage, anneau mince en béton non armé, dégagé de sa carapace protectrice de calcaire, car les conséquences d’un arrêt d’exploitation auraient été extrêmement lourdes.

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