Généralité de Paris (3)

publié le 12 mai 2010 (modifié le 27 mai 2010)

 

La nécessité de construction d’ouvrage d’art intervient de plus en plus en plus fréquemment : ainsi un bail du 8 mai 1705, précise qu’un ponceau de 6 pieds d’ouverture doir être construit sur le chemin de Chevreuse à Neauphle-le-Château, à l’emplacement d’un ru, près du village de Jouars auquel on accède par de longues chaussées de terre.

Le 12 août 1706, un devis de frère Romain précise qu’une chaussée sera arrachée entre Rocquencourt et Bailly, sur le grand chemin de Normandie, pour être transplantée conformément à l’alignement des chaussées en cours d’établissement sur le même chemin.

La notion de temps de parcours commence aussi à servir d’argument pour demander l’exécution de travaux routiers : dans une lettre du 6 septembre 1706, Pierre de Rotrou, Conseiller du Roi, confirme qu’après l’achèvement des réparations de Dreux à Houdan, le trajet en carrosse de Maillebois à Houdan, par Dreux, effectué fréquemment par le ministre durerait deux heures de moins.

Grand chemin de Paris à Versailles
Grand chemin de Paris à Versailles
Centre historique des Archives nationales - Atelier de Photographie

 

Cependant, à côté de ces progrès, on continue encore d’effectuer des réparations avec les moyens classiques, comme ceux définis dans le Devis de la réparation d’une ancienne chaussée de pierrotis de 654 toises qui se trouve en arrivant à Neauphle-le-Château, du côté de Versailles sur le grand chemin de Bretagne, dressé par frère Romain,le 6 octobre 1706, et dans lequel il prévoit simplement de bourrer les ornbières avec des pierres, puis régaler des cailloux, qui seront recouvert à leur tour par une couche de terre sableuse de deux pouces d’épaisseur.

Mais l’œuvre principale de frère Romain, au plan routier, aurait dut être la déviation du chemin de Neauphle. Cette route très dangereuse en hiver, exigeait plus de vingt chevaux pour tirer les voitures, tant la pente était forte et les accidents nombreux. Devant cette situation, dès 1706, frère Romain ébauche un projet de détournement de ce chemin. Après étude de plusieurs tracés, frère Romain arrive à la conclusion qu’il faut traverser le parc du château car si l’on abattait la montagne, il faudrait, dès les quatre bornes du carrefour de Neauphle, conduire une chaussée au Pontel en passant par le par cet le long du village des Bordes, tout autre tracé empiétant sur les champs ou jardins des habitants... Vraisemblablement trop onéreux pour les finances de l’époque les travaux de déviation de ce chemin ne seront finalement réalisés qu’une cinquantaine d’années plus tard. 1755.