Généralités sur les digues

publié le 22 octobre 2007 (modifié le 3 janvier 2008)

 

Tétrapodes et acropodes
Tétrapodes et acropodes
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Les digues protègent les ports contre les assauts des houles du large et permettent (par réfraction / diffraction de la houle incidente) de réduire l’agitation intérieure à moins d’un mètre d’amplitude. Elles doivent être construites par des profondeurs plus importantes qu’autrefois (jusqu’à une cinquantaine de mètres) et doivent résister à des vagues dont l’amplitude peut dépasser la dizaine de mètres - d’autant plus grande que la profondeur au pied de l’ouvrage est plus importante.

Les grandes digues modernes sont, en général, du type "à talus", constituées par des couches d’enrochements de poids croissant depuis l’intérieur vers les faces externes, elles comportent une carapace contre laquelle vient se briser la houle et sont surmontées par un couronnement massif en béton de ciment.

Cette carapace est faite d’enrochements naturels de poids élevé (plus de 5 tonnes) et plus généralement, lorsque les ouvrages sont exposés à de fortes houles, de blocs artificiels de béton (cubiques ou de forme plus compliquée) pesant jusqu’à 25 et même parfois plus de 30 tonnes : les " tétrapodes" ou "acropodes" (brevet français Sogreah) offrent le double avantage d’accroître la rugosité de la face extérieure (ce qui permet d’absorber l’énergie libérée par le déferlement de la houle) et d’assurer un enchevêtrement des blocs qui assure leur bonne tenue.

Afin de réduire le volume des matériaux utilisés, la partie supérieure de certaines digues de type mixte est constituée de caissons en béton armé, dont la conception (avec orifices sur la face extérieure et compartimentage intérieur) permet une bonne absorption de l’énergie de la houle (par exemple brevet Jarlan).

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