Hydrauliques

publié le 20 novembre 2007

 

Réalisation d'un drainage en pied de talus sur l'A89
Réalisation d’un drainage en pied de talus sur l’A89
(Droits réservés)
Glissement de talus sur remblais en construction
Glissement de talus sur remblais en construction
(Droits réservés)

La grande majorité des chantiers de terrassement concerne des couches de sols baignées par une nappe phréatique. Il y a lieu de l’étudier soigneusement car la faisabilité du chantier, ses conditions de réalisation puis la bonne tenue ultérieure de l’ouvrage en dépendent. Une étude hydraulique est donc nécessaire. Elle peut comporter plusieurs phases :

  • L’étude de reconnaissance hydro-géologique
    Elle permet de préciser la nature des terrains et leur structures dans le but de localiser les niveaux aquifères. Les nappes phréatiques sont alors reconnues : on étudie leurs modes d’alimentation, leurs fluctuations, leurs débits. Tout ceci est précisé par des sondages, des mesures et des essais sur le terrain. (sondages piezométriques, perméabilités, gradients hydrauliques, pressions interstitielles).
  • L’étude de rabattement de la nappe
    L’exécution des fouilles dans les terrains aquifères et la tenue correcte des talus nécessitent le rabattement de la nappe. Celui-ci se fait selon les cas par des réseaux de drains, des puits équipés de pompes, des tranchées drainantes ou des pointes filtrantes. L’étude permet de justifier la méthode, de dimensionner le système et d’évaluer les débits.
  • Tassements dus aux rabattements de nappes
    Le rabattement de la nappe phréatique peut entraîner des tassements dus à la modification des contraintes effectives dans le sol. Cette étude permet de calculer les effets du rabattement et d’en déduire les conséquences sur les constructions et les ouvrages situés dans ce périmètre.
  • Stabilité des talus
    La majorité des désordres observés lors des travaux de terrassements sont en relation avec des problèmes hydrauliques : glissements de talus, ruptures de remblais, érosion interne sont toujours dus à la présence de l’eau. Les études hydrologiques et les calculs de stabilité permettent de minimiser ces risques.