Industries routières

publié le 6 novembre 2009 (modifié le 4 janvier 2010)

 

La convention d’engagement volontaire passée en mars 2009 entre les professionnels des travaux routiers et les pouvoirs publics (ministère de l’Écologie et Assemblée des Départements de France) marque un signal fort en matière de développement durable. En effet, celle-ci fixe des objectifs chiffrés ambitieux :

  • réemployer ou valoriser 100 % des matériaux géologiques naturels excavés sur les chantiers à l’horizon 2020 (contre 40 à 80 % actuellement),
  • atteindre un recyclage de 60 % des matériaux bitumineux en 2012, contre 23 % aujourd’hui, avec un objectif de 100 % à terme,
  • diminuer par palier des émissions de gaz à effet de serre : 10 % en 2012, 33 % en 2020,
  • réduire de 50 % de la consommation d’eau sur les chantiers.
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© Colas

Une approche globale et structurée

Ces engagements chiffrés s’accompagnent de dispositions complémentaires telles que :

  • la définition de méthodologies et de recommandations visant à préserver la biodiversité,
  • un renforcement des recherches dans le domaine du recylage et de la valorisation des déchets,
  • une amplification des actions menées en faveur de l’écoconduite et de la sécurité sur les chantiers.

Enfin, la convention s’inscrit dans un cadre programmatique et technique permettant d’en assurer la mise en oeuvre. Cela recouvre notamment :

  • la mise en place d’un Institut de français de la route et des infrastructures de transport permettant de renforcer les partenariats entre État, maîtres d’oeuvre, maîtres d’ouvrage et entreprises,
  • la conception d’un écocomparateur commun aux entreprises.

Vers une certification « route HQE » ?

Cette approche ambitieuse s’inscrit dans la continuité d’autres initiatives marquantes en la matière. Dès 2006, le Conseil Général du Nord a ainsi décidé d’étendre la démarche de Haute Qualité Environnementale (HQE) aux infrastructures routières. Sur le terrain, dix-huit chantiers ont permis de tester des expérimentations concernant la préservation de l’environnement, la gestion des ressources, la santé et la sécurité, l’accessibilité (à travers une approche multimodale notamment), la protection des paysages, etc.

La démarche a abouti à la réalisation d’un document de référence, auquel ont participé notamment le Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement et le Laboratoire Central des Ponts et Chaussées. Un comité de suivi a été mis en place début 2009 afin d’oeuvrer à la certification de la route HQE. S’y sont associés entre autres l’Assemblée des Départements de France, plusieurs départements et communautés d’agglomérations, la SNCF, Réseau Ferré de France ainsi que l’USIRF (Union des Syndicats de l’Industrie Routière de France).

Ces initiatives conjointes dessinent peu à peu le visage de la route de demain, respectueuse des milieux naturels et de ses usagers.