La fonte

publié le 9 octobre 2007 (modifié le 29 octobre 2007)

 

Pont de Colbrookdale, premier pont en fonte construit sur la Severn en Angleterre en 1779 par un maître de forge
Pont de Colbrookdale, premier pont en fonte construit sur la Severn en Angleterre en 1779 par un maître de forge
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Le fer, après oxydation se mélangeant de nouveau avec le carbone donne la fonte qui fond à une température plus basse.

En France, la fabrication de la fonte est apparue en Lorraine. La présence de phosphore abaisse considérablement la température de fusion du métal et cette caractéristique explique sans doute la précocité de la production de la fonte dans cette région où le minerai local, la minette, contient du phosphore en quantité notable.

Le rôle du phosphore explique aussi la précocité de la production de la fonte en Chine, où elle était connue depuis le IVe siècle av. J.-C. et utilisée à la fabrication de pagodes.

Au lieu de loupes de fer et d’acier on obtenait de la fonte liquide que l’on pouvait couler sous forme de pièces moulées.

Au milieu du XVIe siècle, la fonte coule dans les hauts fourneaux qui travaillent en continu. La production s’accroît de manière considérable, tout comme la productivité. Parallèlement, les coûts de production diminuent.C’est un arrêté du Consulat de 1802 qui oblige à utiliser la fonte dans la construction de trois ponts à Paris dont le Pont des Arts.