La leçon des accidents

publié le 28 septembre 2007 (modifié le 30 janvier 2009)

 

Malpasset : le barrage après la rupture
Teton (&Eacutetats Unis) : la rupture de la digue

 

Il existe des statistiques très précises sur les causes d’accidents. On sait, par exemple, que les deux tiers d’entre eux sont provoqués par des crues, et que leur fréquence est plus importante lors du premier remplissage. Ces observations ont conduit à définir des procédures de surveillance extrêmement strictes, notamment lors de la mise en eau.

Chaque accident est l’occasion d’apporter des améliorations aux ouvrages eux-mêmes, et de progresser dans la connaissance des phénomènes physiques.

La catastrophe de Bouzey, en 1895 dans les Vosges, contribua ainsi de façon significative à expliquer la façon dont l’eau agit dans les massifs en maçonnerie à partir de fissures, et par extension à la base de tels ouvrages.

L’une de ces causes principales était la trop grande minceur du barrage dans sa partie haute. Il en résulta la fixation de normes concernant la forme des barrages poids et l’amélioration des conditions de drainage du corps de l’ouvrage.

De même, la catastrophe de Malpasset (le 2 décembre 1959), dans le sud de la France, mit en évidence la nécessité du drainage des fondations des barrages-voûtes et du renforcement, dans certains cas, du rideau d’injection. Une des solutions élaborées fut le creusement de trous (drains) qui attirent l’eau afin de réorienter le réseau d’écoulement.

La prévision permet aussi de prendre à temps les mesures nécessaires, évitant de nombreuses pertes humaines. Ce fut le cas à Teton (États-Unis) en 1975, où 50 000 personnes purent être évacuées, malgré la destruction en quelques heures d’un barrage de 100 mètres de haut.

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