La navigation

publié le 25 octobre 2007 (modifié le 4 décembre 2007)

 

Navigation commerciale et navigation de plaisance, deux activités en plein essor sur le Rhône.

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L’aménagement d’une voie navigable à grand gabarit de 330 km entre Lyon et la Méditerranée a permis de dynamiser le trafic commercial sur le Rhône. Parallèlement, une demande de plus en plus forte s’est exprimée pour la navigation de plaisance et les loisirs qui lui sont associés.

Navigation commerciale : une croissance qui se confirme

En 10 ans, de 1993 à 2003, le transport de conteneurs par voie d’eau a été multiplié par 21, contre 10 pour la voie ferrée et 4 pour la route (mais il est vrai que le transport fluvial partait de plus bas). Une tendance générale dont a naturellement bénéficié le trafic rhodanien. 2003 a d’ailleurs été une année record, avec un gain de + 10,5 % par rapport à 2002.

En augmentation constante, avec une palette de produits de plus en plus large, la navigation commerciale se révèle d’autant plus compétitive qu’elle consomme moins de carburant que les autres modes de transport. Au total, on l’estime 10 à 15 % moins cher, par exemple, que la route. En outre, il s’agit d’un mode peu polluant, et plus respectueux de l’environnement : un convoi de 4000 tonnes équivaut ainsi à 200 camions de 20 tonnes chacun.

Ce trafic suppose des infrastructures, en l’occurrence 14 écluses mais aussi une trentaine de sites industriels et portuaires dont le plus important est le port Edouard Herriot à Lyon.

Navigation de plaisance : une activité en pleine essor

La navigation de plaisance est en plein essor, et représente aujourd’hui près d’un tiers des passages d’écluses. Selon les prévisions, l’activité pourrait encore tripler dans les quatre prochaines années.

Dans son sillage, cet essor entraîne aussi le tourisme fluvial, avec le développement des bateaux-hôtels et des haltes à Saint-Vallier dans la Drôme ou à Avignon (haltes de Châteauneuf-du-Pape, Roquemaure, Villeneuve). Les paquebots fluviaux sont ainsi passés de 4 en 1997 à 11 en 2001. On note également la présence de nombreux appontements sur tout le parcours, à Beauchastel, Caderousse, Avignon, souvent accompagnés de ports de plaisance. L’ouverture, en 1999, d’un appontement à Vallabrègues dans le Gard a permis l’établissement d’une liaison Rome-Avignon en bateau-hôtel.

Des équipements destinés à valoriser les milieux naturels et à accueillir le tourisme fluvial complètent ce dispositif : clubs nautiques (Avignon, Pierre Bénite...), bases de loisirs (Seyssel, Baix-le-Logis-Neuf, Montélimar...).

C’est désormais le Haut-Rhône qui fait l’objet d’aménagements, comme ces écluses de plaisance bâties à Chautagne dans l’Ain. Dans ce cadre, la construction d’une écluse à Sault-Brénaz est également à l’étude.