La sûreté dans l’aérogare

publié le 18 septembre 2007 (modifié le 28 mai 2008)

 

Le transport aérien est soumis à des règles de sûreté strictes. Dans l’aérogare, cela se traduit par 3 grands principes :

L’inspection-filtrage

Tous les passagers et leurs bagages de cabine, ainsi que de 100% des bagages de soute, subissent systématiquement un contrôle de sûreté. Cela nécessite d’importants moyens humains et matériels.

Marseille Provence : filtre sécurité
Marseille Provence : filtre sécurité
(photothèque STAC/Alexandre Paringaux)

Les passagers et bagages de cabine passent par des Postes Inspection Filtrage (PIF) constitués d’un portique détecteur de métaux et d’un appareil à rayons X, dispositifs souvent complétés par une fouille manuelle. Pour les bagages de soute, l’inspection filtrage est réalisée au moyen d’appareils de détection d’explosifs (EDS) et de tomographes. Un local de réconciliation bagage-passager doit être prévu,facilement accessible depuis la zone d’embarquement et la zone de traitement des bagages de soute pour permettre éventuellement l’ouverture d’un bagage identifié comme « suspect » en présence du passager. A noter qu’à de très rares exceptions près, ce qui provient d’un autre aéroport est toujours considéré comme suspect. Ainsi, un passager ou un bagage en correspondance est à nouveau inspecté-filtré, même s’il vient d’être débarqué d’un avion.

Le zonage

L’aéroport est divisé en 4 zones : A (avion), B (bagages), F (fret) et P (passagers). Ces zones permettent notamment de gérer le contrôle d’accès pour le personnel travaillant sur l’aéroport, une personne habilitée uniquement « B » (bagages) ne pouvant pas approcher d’un avion (zone « A »). Par ailleurs, l’aérogare est subdivisée en :

  • une zone publique accessible à tous ;
  • une zone à accès réglementé accessible uniquement au personnel muni de badge d’accès ;
  • une zone de sûreté à accès réglementé (ZSAR), dont l’accès est soumis à un contrôle de sûreté pour tous sans exception (passager ou personnel).

La séparation des flux

Les passagers qui ont passé le contrôle de sûreté doivent impérativement être séparés des passagers non « sûrs » situés en zone publique ou en zone arrivées. Cette séparation doit être hermétique. Les espaces de circulation des passagers dans l’aérogare sont donc conçus de telle sorte qu’il soit absolument impossible de passer de la zone publique à la ZSAR, ni même de transmettre le moindre objet. Pour des raisons d’organisation et de lisibilité mais aussi de sûreté, il est également fortement recommandé en zone publique de séparer les flux de passagers arrivées et départs.

Montpellier Méditerrannée : filtre police
Montpellier Méditerrannée : filtre police
(photothèque STAC/Véronique Paul)

Des précautions de conception viennent compléter ces mesures pour contribuer à la prévention des actes de malveillance dans l’aérogare et minimiser leurs conséquences éventuelles : vidéosurveillance, suppression des recoins et zones à l’abri des regards, choix des matériaux pour réduire la vulnérabilité aux explosions, zones de dépose minute éloignées des façades...