Le cadre naturel

publié le 25 septembre 2007 (modifié le 27 décembre 2007)

 

Vue aérienne des vasières
Vue aérienne des vasières
(photo source CCI Le Havre)

L’estuaire de la Seine, milieu écologique complexe, joue un rôle vital pour de nombreuses espèces végétales et animales.

L’estuaire de la Seine possède un environnement riche, lentement constitué au fil des siècles. Un site aux multiples fonctions écologiques, qu’il était indispensable de préserver dans les meilleures conditions possibles.

La Seine, en déposant des sédiments (vase et sable) dans son estuaire, a progressivement donné naissance à des milliers d’hectares surgis des flots. Ce site remplit de nombreuses fonctions écologiques :

Une faune riche
Une faune riche
(photo source CCI Le Havre)

Vital pour les oiseaux qui s’y arrêtent lors de leurs migrations

Chaque année, des centaines de milliers de volatiles viennent trouver repos et nourriture sur ce territoire à l’abri du gel. En hiver, ils sont plus de 10 000 par jour, un chiffre comparable à celui du mont Saint-Michel. L’estuaire fait d’ailleurs partie d’un des 15 sites sélectionnés par l’Union européenne pour leur intérêt ornithologique.

Zone de frai pour les poissons

L’estuaire sert de lieu de reproduction pour tous les poissons de la Baie de Seine. C’est aussi là que commence la chaîne alimentaire de la mer, avec les vers de vases et les micro-organismes indispensables à la croissance des larves des petits poissons et crustacés. En outre, les poissons plats et les crevettes qui viennent y frayer fournissent une partie des ressources de la pêche artisanale en Manche.

Abritant des espèces rares de flore

Parmi de nombreuses espèces de plantes et de fleurs, on note la présence de la "grande angélique", rarissime et pourtant bien visible le long de la route de l’estuaire.

Épurateur, car les vases retiennent les matières toxiques

Le site fonctionne comme une véritable station d’épuration naturelle : les eaux polluées de la Seine y déposent leurs sédiments (métaux lourds notamment : mercure, cadmium, nickel, plomb...) dans les vases dont ils restent captifs. Les études préalables ont confirmé l’importance de la sédimentation en cours, faisant avancer la végétation de 50 m par an, au détriment des surfaces de vases nues baignées par la marée. Une menace pour l’équilibre écologique de la région, que les travaux entrepris pour le pont de Normandie vont ainsi contribuer à restaurer !

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