Le CROSS Corsen

publié le 16 octobre 2007 (modifié le 8 juillet 2008)

 

Les CROSS, Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage, remplissent aux plans national et international les fonctions de centre de coordination de Sauvetage Maritime.
Dépendant du ministre de l’Écologie et fonctionnant 24 heures sur 24, ils sont destinataires des alertes et responsables des choix des moyens mis en œuvre.

Les missions des CROSS français consistent, sous la responsabilité du Préfet Maritime, à :

  • Recevoir les alertes et à diriger et coordonner les opérations de recherche et de sauvetage ;
  • surveiller la navigation maritime et les pollutions et les pêches maritimes ;
  • gérer les radiocommunications maritimes de sécurité.

Dans le cadre de la mise en place du Dispositif de Séparation du Trafic (DST) d’Ouessant, a été créé le CROSS Corsen. Situé à la Pointe du Corsen dans le Finistère, juste en face de l’île Ouessant, il surveille les côtes françaises, du Mont Saint-Michel à la Pointe de Penmarc’h et, tout particulièrement, il contrôle par radar le trafic des quelques 200 bateaux qui passent devant Ouessant.

Le CROSS Corsen
Le CROSS Corsen
(photo : CROSS)

La tour du Stiff supporte les installations radars, les informations étant retransmises par faisceaux hertziens jusqu’au CROSS. La logistique du CROSS s’appuie également sur le réseau des sémaphores, en particulier celui du Creac’h à Ouessant, sur la Gendarmerie maritime, la Marine nationale qui disposent de navires et -pour certains- d’aéronefs de surveillance. Le CROSS fait appel aux services de la SNSM quand il reçoit un signal de détresse.

À Brest, le CROSS Corsen peut notamment compter sur le remorqueur, l’Abeille Bourbon, qui, dès que les conditions météorologiques s’aggravent, rejoint Ouessant pour assurer d’éventuelles missions d’assistance aux navires en difficulté.

 

Détection et traitement des situations dangereuses

Le rôle du STM (service du trafic maritime)

Parmi les missions du STM figurent la détection des situations à risque, le recueil des informations auprès du navire en avarie, le calcul de la dérive d’un navire proche de la terre et l’information du centre opérationnel de la marine (COM) pour la mise en oeuvre de mesures préventives (intervention de l’Abeille Flandre, envoi à bord d’une équipe d’évaluation, mise en demeure du préfet maritime...).