Le déroulement des travaux

publié le 5 octobre 2007 (modifié le 18 juin 2008)

 

2803-qet1jyqxup1_cle1ccd9a.jpg
2803-qet1jyqxup1_cle1ccd9a.jpg
(droits réservés)

Sur une autoroute en construction, les travaux avancent sans que, la plupart du temps, on voie beaucoup de monde s’affairer sur le chantier, une illusion qui provient de l’étendue toujours vaste du chantier sur lequel un grand nombre d’opérations sont réalisées simultanément.

Mais, lorsqu’apparaît le premier ruban noir d’enrobé, tous les éléments jusqu’alors disparates se rejoignent en une architecture cohérente.

Tout commence, là où cela est nécessaire, par le déboisage et l’enlèvement des souches. Ces opérations permettent alors aux archéologues de procéder à leurs investigations.

Dans le même temps, on entame les modifications du tracé des réseaux (eau potable, eau d’arrosage, électricité, gaz, etc.) qui se trouvent sur le passage de l’autoroute.

Ces travaux sont réalisés par des entreprises locales, sous la responsabilité des concessionnaires.

Puis on s’attaque aux préparatifs du terrassement et à la construction des ponts et dalots qui vont permettrent aux rivières et cours d’eau de passer sous l’autoroute.

Les ouvrages de rétablissement des communications routières sont également engagés. Ce sont des ponts de franchissement qui passent sur l’autoroute : passages supérieurs (PS), ou en dessous : passages inférieurs (PI).

2804-r1io5yueksh_cle1255a9.jpg
2804-r1io5yueksh_cle1255a9.jpg
(droits réservés)

Tout est alors prêt pour commencer les travaux de terrassement et ceux des rampes d’accès aux différents ponts.
Le terrassement comprend deux catégories :

  • les déblais et les remblais : la terre est retirée à certains endroits surélevés du tracé (déblais) pour être remise à des endroits en creux (remblais) ;
  • les emprunts : la configuration et la nature du terrain rendent souvent nécessaire le recours à des matériaux complémentaires trouvés dans des emprunts sablo-argileux hors de l’emprise autoroutière.

Les travaux d’assainissement ont lieu dans le même temps non sans quelques interactions avec les terrassements.

Des fossés sont créés afin de recueillir les eaux pluviales. Celles-ci seront stockées dans des bassins et traitées. Aucune eau de ruissellement de l’autoroute ne devra se déverser directement dans la nature.

L’ensemble de ces opérations constitue la première phase. Celle-ci dure environ dix-huit mois.

Viendra ensuite la fondation des chaussées (compactage de matériaux traités au ciment sur 40 centimètres au dessus des terrassements).

Les huit derniers mois sont consacrés à dérouler le tapis, un revêtement de 19,5 cm d’épaisseur, composé de graviers enrobés dans du bitume à haute température dans un grand cylindre qui tourne sur lui-même. Il en ressort une sorte de pâte chaude que l’on compacte et qui, une fois étalée, va durcir par refroidissement.

Tandis que le tapis noir se déroule, les équipements l’accompagnent : marquage, glissières de sécurité, signalisations horizontale et verticale, clôtures, bornes téléphoniques d’appel d’urgence ...

Entre le lancement du chantier et le passage du premier client de l’autoroute, trois ans se seront écoulés.