Le fer puddlé

publié le 9 octobre 2007 (modifié le 29 octobre 2007)

 

Le Viaduc de Garabit est l'exemple le plus spectaculaire d'ouvrage pérenne construit en fer puddlé
Le Viaduc de Garabit est l’exemple le plus spectaculaire d’ouvrage pérenne construit en fer puddlé
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Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, en 1783, H. Cort et P. Onions découvrirent un nouveau procédé, le puddlage.

La nouveauté fut l’utilisation du four à réverbère qui évite tout contact entre le métal et le combustible.

Durant la première partie du 19e siècle, le puddlage fut pratiquement la seule méthode utilisée pour produire du fer malléable de bonne qualité, et ceci malgré la teneur en phosphore généralement élevée des minerais utilisés. En effet, aux températures moins élevées que celles qui seront obtenues plus tard dans les fours Bessemer par exemple, les oxydes de phosphore sont stables et ne sont pas réduits dans le métal. Le puddlage était, un moyen efficace d’éliminer le phosphore. Cette seconde période, qui n’a pas vu disparaître complètement la fabrication directe du fer et de l’acier, est ponctuée par d’importants progrès et s’est prolongée jusqu’au milieu du 19e siècle.

Pendant des siècles, on n’avait employé comme combustible que le charbon de bois, amenant un déboisement progressif.

On remplace le charbon de bois par la houille dans les hauts fourneaux et plus tard dans les fours où se faisait la transformation de la fonte en fer ou en acier. Ce fut un progrès considérable qui ouvrit la voie au développement de la métallurgie du fer telle que nous la connaissons aujourd’hui.