Le financement

publié le 31 octobre 2007 (modifié le 10 décembre 2007)

 

Si l’utilité sociale et économique du projet ne fait pas de doute, l’équation financière de ce dernier était difficile à résoudre. Le juste équilibre des comptes pour le gestionnaire d’infrastructure RFF, maître d’ouvrage de la LGV, et le transporteur SNCF imposait un apport significatif de subventions publiques dans le plan de financement de l’investissement. Très vite, un phasage du projet est apparu inévitable. Sur la première étape en cours, l’Etat est le principal financeur avec près de 40%, l’Europe et le Luxembourg contribuent également, mais tout a été rendu possible grâce à l’engagement de 17 collectivités territoriales d’Ile-de-France, de Champagne-Ardenne, de Lorraine et d’Alsace, qui pour la première fois dans un tel projet, apportent plus de 20% du financement de l’infrastructure.

Le montant total de l’investissement de la LGV est estimé à environ 4,2 milliards d’euros courants hors taxes.

La première phase

Le coût des 300 km est d’environ 3,125 milliards d’euros hors taxe (valeur juin 1997), ce montant ne porte que sur les installations fixes ; le matériel roulant est financé par ailleurs par la SNCF sur ses fonds propres.

La seconde phase

Le protocole de financement des études et travaux préparatoires à la deuxième phase de la ligne à grande vitesse Est-Européenne entre Baudrecourt (Moselle) et Strasbourg (soit 106 km) a été signé mercredi 24 janvier 2007. Cette ligne constitue le maillon français de la transeuropéenne (Paris-Bratislava) qui reliera Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg.

Le protocole de financement constitue une étape déterminante avant le lancement des travaux de la deuxième phase, qui interviendra avant 2010. Il permettra d’assurer la continuité de la réalisation de l’opération dans son ensemble. Avec ce nouveau tronçon, Paris sera à 1h50 de Strasbourg (contre 2h20 actuellement).

Dominique Perben a indiqué que cette ligne nouvelle constituait pour la France, et les régions d’Île-de-France, de Champagne-Ardenne et de Lorraine, une opportunité d’ouverture vers l’Allemagne du Sud et la Suisse du nord, qui sont des régions particulièrement dynamiques au plan économique. Avec ce projet, Paris sera relié à Stuttgart en près de 3 heures.

En présence de Peter Balazs, coordinateur européen de la magistrale Paris-Bratislava, il a souligné les attentes de la France à l’égard de l’Europe, compte tenu des contributions attendues au titre des réseaux transeuropéens, qui constitueront un élément essentiel pour le financementdes travaux. Cette ligne reliera en effet les 3 « capitales » de l’Europe, Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg.