Le matériel

publié le 14 novembre 2007 (modifié le 28 février 2008)

 

 

années 50 : années charnières . On voit sur le même chantier de fondations d'une centrale électrique pour EDF, des machines antiques (chèvres à trois pieds) et les premières machines modernes (EDF de Benoto et machines de paroi à circulation inverse)
années 50 : années charnières . On voit sur le même chantier de fondations d’une centrale électrique pour EDF, des machines antiques (chèvres à trois pieds) et les premières machines modernes (EDF de Benoto et machines de paroi à circulation inverse)
(roits réservés)
Hydrofraise de ville : machine compacte de forage de paroi. Des pics ou dents d'abattage sont fixés sur des tambours tournant en sens contraire. Les déblais sont aspirés par une pompe qui renvoie la boue de forage en surface pour être purifiée avant de retourner dans le forage. Le guide peut rectifier automatiquement la trajectoire de la machine si celle-ci dévie de sa route. Le demi pour cent est obtenu à plusieurs dizaines de mètres de profondeur.
Hydrofraise de ville : machine compacte de forage de paroi. Des pics ou dents d’abattage sont fixés sur des tambours tournant en sens contraire. Les déblais sont aspirés par une pompe qui renvoie la boue de forage en surface pour être purifiée avant de retourner dans le forage. Le guide peut rectifier automatiquement la trajectoire de la machine si celle-ci dévie de sa route. Le demi pour cent est obtenu à plusieurs dizaines de mètres de profondeur.
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Du XIXe au milieu du XXe. La révolution industrielle. Les grands changements : le matériel.

Il a fallu attendre la fin du XIXe et même plutôt le début du XXe pour voir apparaître les premières sonnettes à vapeur. Pourtant le premier métro à vapeur traversait déjà les ténèbres du sous-sol londonien depuis 1863. Mais les cours de fondations de l’école des Ponts et Chaussées de 1913 et celui de Jacobson de l’école centrale de 1956, représentent encore des sonnettes à mains ! Il est vrai que le moteur à vapeur avec ses nombreuses contraintes horaires ne se prête pas bien à la vie des chantiers.

A la fin du siècle, l’électricité qui commence à sortir des laboratoires n’arrivera pourtant couramment sur les chantiers qu’avec les groupes électrogènes dans la deuxième moitié du XXe. Elle est d’ailleurs encore relativement peu employée aujourd’hui sur les chantiers de certains pays tels les Etats-Unis.

La véritable révolution vint des moteurs à essence qui permirent le développement des transports (camions, etc.) et des moyens de levage (grues, pelles, etc.) par leur faible poids et encombrement. (1884 - premier moteur léger et rapide à combustion interne inventé par Gottlieb Daimler). Les pelles à vapeur sur rails sont remplacées chez le terrassier Razel par des pelles sur chenilles plus mobiles vers 1920. Elles serviront à déraser les 30 kilomètres de fortifications qui entourent encore Paris à cette époque.
Caterpillar développa son activité en 1925 aux Etats-Unis avec des tracteurs de quelques chevaux. Aujourd’hui il construit une gamme qui va jusqu’à plus de 22.000 HP.

Ainsi, le XIXème a timidement entamé la révolution industrielle des chantiers de fondations alors qu’il n’y avait finalement qu’assez peu de progrès depuis quelques dizaines de siècles. Un terrassier normalement constitué pouvait toujours, dans les années 1925-1930, charger 8 mètres cube de terre par journée de 9 heures ou de béton pour mettre dans les pieux forés...

Pour le matériel de fondation la véritable rupture eu lieu après la deuxième guerre mondiale avec l’invention de la paroi moulée dans le sol au cours des années 50. Dans notre domaine aussi la puissance installée sur un chantier passa en quelques dizaines d’année de quelques chevaux à quelques milliers.