Le Mont à la fin du XXe siècle

publié le 20 novembre 2007 (modifié le 5 mars 2008)

 

L’ensablement de la baie du Mont Saint-Michel est un phénomène propre à toutes les baies.
Comme toutes les baies, elle est peu à peu comblée par les sédiments que la mer dépose à chaque marée.
En effet, la marée montante étant plus forte et plus rapide que la marée descendante, elle amène des sédiments que la marée descendante ne peut emmener.

 

Ainsi, chaque année, c’est près d’un million de m3 de matériaux qui vont s’entasser aux abords du Mont.
Cette sédimentation, naturelle à l’échelle des temps, a été accentuée par les interventions humaines : poldérisation, réalisation de la digue-route, création du parking sur les grèves, construction du barrage équipé de portes-à-flot...
Les sédiments qui s’accumulent au pied du rocher sont de plus en plus rapidement colonisés par la végétation.
En effet, lorsque l’ensablement atteint une hauteur suffisante, il est colonisé par une couverture végétale adaptée au milieu salin. Ce sont les herbus ou prés salés. Ces plantes accélèrent le dépôt sédimentaire par leurs racines qui augmentent la cohésion du sol et par leurs tiges qui piègent les particules de sable.
A brève échéance, le Mont est donc menacé de se trouver irrémédiablement accroché à la terre ferme.