Le Moyen-âge

publié le 20 novembre 2007 (modifié le 28 février 2008)

 

Excellente représentation par David Macaulay d'une cathédrale " vue du dessous "
Excellente représentation par David Macaulay d’une cathédrale " vue du dessous "
(droits réservés)

On voit la véritable forêt de pieux en bois sous chaque pilier. Pour construire ces " forêts de pierres ", il fallait des vraies forêts pour les fondations, les coffrages et les toits.

Si beaucoup de choses se sont perdues lors des grandes invasions, beaucoup de choses aussi se sont découvertes lors de cette période.

Des villes comme Venise ou Amsterdam se sont fondées sur la mer. Les abbayes puis les cathédrales ont fleuri sur toute l’Europe. Peu d’écrits des constructeurs ont existé en dehors des dessins de présentation pour les maîtres d’ouvrages du clergé. Le savoir se transmettait entre maîtres et élèves.

L’orgueil était collectif, pratiquement jamais de signature de constructeur sur ces édifices qui ont défiés le temps. Les maîtres d’œuvres n’appartenaient ni à la noblesse, ni même au clergé. En ces temps la propriété intellectuelle n’était pas reconnue.
Ce n’est qu’au début du XVIe que Anton Pilgrim se représente à Vienne, c’était la fin du gothique dans ce qu’il eut de plus flamboyant et préfigurait Viollet le Duc se statufiant sur le toit de Notre-Dame-de-Paris.

Pour les fondations de cathédrales, les solutions étaient empiriques. Toutes d’ailleurs n’ont pas été aussi bien fondées et de nombreux désastres eurent raison de bien des édifices.
Au XIXe Viollet le Duc, grand sauveteur et reconstructeur de monuments du Moyen-Age, dans sa monumentale histoire de l’architecture, ne consacre que peu de place aux fondations (deux pages et demi sur dix tomes de plus de cinq cents pages chacun !).

Il va même jusqu’à baptiser de fable cette existence des "pilotis" sous les bases des murs ou des piliers. Et pourtant sous les radiers en pierres, les constructeurs ont souvent utilisé les pieux battus en bois qui étaient connus depuis la plus haute antiquité.

Les têtes des pieux étaient solidarisées dans un plancher de madriers sur lequel venait se poser le premier lit de pierres. Des forêts de chênes ont été utilisées pour Notre-Dame de Paris et des forêts de pins furent utilisées à Strasbourg. (Jean-Jacques Schwien). Il est à noter que ces fondations étaient quelque fois reliées entre elles sous le dallage de l’église.

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