Le Nouveau Monde

publié le 28 septembre 2007 (modifié le 12 juin 2008)

 

Potosi (Bolivie) des mines à perte de vue...

Les civilisations précolombiennes avaient su développer leurs aménagements hydrauliques pour l’irrigation et l’alimentation en eau potable. Ainsi le barrage de Purron atteignait-il 18 mètres de haut et une capacité de 5,1 millions de mètres cubes après avoir été plusieurs fois surélevé. Il remplit ses fonctions durant 18 siècles et fut finalement détruit par submersion.

Des Incas du Pérou aux Aztèques mexicains, toutes les grandes civilisations amérindiennes surent inventer des solutions fort habiles pour l’utilisation de l’eau. C’était, en effet, une condition de survie incontournable, dans un environnement souvent aride.

Les Espagnols apportèrent avec eux la roue de moulin, et la notion que l’eau pouvait aussi répondre à un usage énergétique. Ce fut notamment le cas à Potosi (Bolivie), qui, après la découverte de mines d’argent, devint l’une des villes les plus peuplées du monde avec 100 000 habitants.

Pour le traitement du minerai, une trentaine de réservoirs fut construit, de 1573 à 1621, entre 4200 et 4800 mètres d’altitude. Ils alimentaient 135 usines hydromécaniques représentant une puissance totale de l’ordre de 600 chevaux, chiffre considérable pour l’époque.

En 1621, la rupture d’un de ces réservoirs provoqua la mort de 4.000 personnes, ce qui en fait une des plus grandes catastrophes de l’histoire des barrages.