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Le Paris d’Alphand, de la ville promenade à la ville durable

publié le 28 octobre 2017

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Jean-Charles Adolphe Alphand, une exposition est ouverte du 19 octobre au 22 décembre 2017 à l’IAU (Institut d’aménagement et d’urbanisme - Île-de-France).

Jean-Charles-Adolphe Alphand aurait eu 200 ans le 26 octobre 2017, mais qui connaît le créateur des bois de Boulogne et de Vincennes, des parcs Montsouris et des Buttes-Chaumont ? Une exposition et un colloque rendent hommage à la main verte de Napoléon III et des premières heures de la Troisième république. La commémoration révèle un précurseur du Grand Paris.

L’homme :

Jean-Charles Adolphe Alphand est né à Grenoble le 26 octobre 1817. Après des études au lycée Charlemagne à Paris, il entre à l’École polytechnique en 1835 puis à sa sortie intègre l’École nationale des Ponts et Chaussées. Il est ensuite attaché pendant quinze ans au service des ports maritimes de Bordeaux, des chemins de fer et des landes de Gascogne. Il devient membre du conseil municipal de Bordeaux puis du Conseil général de Gironde où il représente le canton de Coutras jusqu’en 1867.
La qualité de ses travaux et son sens de l’organisation le font remarquer par Haussmann alors préfet de la Gironde. Celui-ci devenu préfet de la Seine, le fait appeler à Paris par Persigny en 1854 pour intégrer les équipes mises en place pour conduire les travaux d’embellissement et d’assainissement de la capitale voulue par Napoléon III.

De 1854 à 1869, à la tête du Service des promenades et plantations, il transforme les Bois extra–muros de Boulogne et de Vincennes, et aménage intra-muros promenades, parcs et squares. Ces créations ainsi que l’organisation du service des promenades de Paris fonde sa réputation internationale. C’est ainsi qu’après la chute de Haussmann puis du Second Empire, la République lui confie la Direction des Grands Travaux afin de poursuivre les transformations haussmanniennes.
Cette seconde partie de sa carrière encore plus longue et plus brillante culmine avec l’organisation de l’Exposition universelle de 1889. Couvert d’honneurs, il entre à l’Académie des Beaux-Arts au fauteuil d’Haussmann en 1891.


À son décès, en décembre 1891, un impressionnant cortège funèbre, rassemblé sous la Tour Eiffel conduit « le roi de Paris » ainsi que titre Le Figaro, à Notre Dame puis au Père Lachaise. Un monument lui sera érigé sur l’actuelle avenue Foch.

L’exposition :

C’est l’occasion de prendre conscience d’un héritage hors norme, par la surface des espaces aménagés comme par la diversité des échelles d’intervention, jusqu’à Noël à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Ile-de-France sous le titre : « le Paris d’Alphand, de la ville promenade à la ville durable ».
(Accès libre du lundi au vendredi de 9h à 17h - IAU IdF -15 rue Falguière - 75015 Paris)

Trois jours de colloque du 27 au 29 novembre 2017

À l’heure du développement du Grand Paris mais également de la transformation de la Capitale intra-muros (dynamique de végétalisation ; réaménagements des voies de circulation, de nombreuses places et des bords de la Seine...), à la lumière, entre autres, des Plans climat et biodiversité, ce colloque revient sur l’œuvre fondatrice d’Adolphe Alphand (1817-1891).
(Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris - 5, rue Lobau - 75005 Paris)

  • Les 3 journées :
    - Alphand et son temps ;
    - L’héritage d’Alphand dans la pensée de la ville et du paysage contemporains ;
    - Nouveaux horizons de recherche sur une œuvre encore mal connue.
  • Programme du colloque (format pdf - 583.4 ko - 28/10/2017)
  • Le nombre de places étant limité, pour inscription et tarifs CLIQUEZ ICI