Le projet du DST

publié le 16 octobre 2007 (modifié le 3 avril 2008)

 

 
 

 

Après la catastrophe de l’Amoco Cadiz, le Dispositif de Séparation du Trafic (DST) en Manche a donc créé 2 voies de circulation bien distinctes séparant les "navires montants" (vers la mer du Nord), des "navires descendants", une troisième voie, située à une trentaine de milles au nord-ouest d’Ouessant étant réservée aux navires transportant des cargaisons dangereuses.

Depuis le 1er mai 2003, le DST a donc été modifié.
La modification visait essentiellement à recréer un dispositif "normal" à deux voies, s’inscrivant dans la continuité des DST de Finisterre (Espagne) et des Casquets (Grande-Bretagne), de manière à éviter les cisaillements générés par l’ancien dispositif , dans le Golfe de Gascogne, mais surtout en Manche occidentale.

La démarche a consisté à conserver les navires transportant des marchandises dangereuses à une distance de côte identique à la précédente, tout en éloignant les autres. Pour éviter également ces cisaillements, il est créé une troisième voie, du côté terre et à double sens, pour le trafic de "cabotage" entre le Golfe Normando - Breton (à partir de Granville) et le Golfe de Gascogne (jusqu’à Bayonne). Cette voie n’est fréquentée que par 2 à 3 navires par jour (les navires de la compagnie Brittany Ferries).

Deux voies de circulation bien distinctes séparent les "navires montants" (vers la mer du Nord), des "navires descendants". Une troisième voie, située à une trentaine de milles au nord-ouest d’Ouessant est réservée aux navires transportant des cargaisons dangereuses.
Les navires descendants sont repoussés de 17 à 34 milles de l’île, tandis que ceux qui montent vers la Manche sont repoussés de 6 à 24 milles.

La construction d’un phare plate-forme, d’abord envisagée a été abandonnée compte-tenu des conditions météorologiques difficiles à l’entrée de la Manche, les vagues pouvant atteindre plus de 18 mètres de haut.

Les navires repèrent l’entrée de chaque voie de circulation grâce à une énorme bouée-phare équipée d’un système qui amplifie l’écho qu’elle produit sur les écrans des radars des bateaux.

Encore plus que sur la route, compte tenu des catastrophes engendrées par chaque accident, les règles de circulation doivent être scrupuleusement respectées.
Une tour radar de 82 m de hauteur - ce qui la met à 137 mètres de hauteur par rapport aux plus hautes marées - a été construite à la pointe nord-est de l’île d’Ouessant où se relayent jour et nuit des veilleurs, afin de vérifier que les navires empruntent correctement les voies de circulation, la marine nationale intervenant si nécessaire en cas d’infraction.
Enfin, chaque navire empruntant le rail doit s’identifier auprès du CROSS Corsen. (voir fiche Cross)