Les acteurs

 

 

Les TP, en raison de leur complexité et de leur importance économique et sociale, ont besoin de nombreux acteurs qui ont chacun leurs compétences et leurs responsabilités propres. Nous proposons un regroupement en 4 catégories d’inégales importances, du moins en terme de chiffre d’affaire et d’emplois.

  • Maîtres d’ouvrages. Ce sont eux qui décident de réaliser et fixent les caractéristiques générales des ouvrages. Ils doivent s’assurer de la disponibilité des terrains d’emprise des ouvrages par acquisition ou par expropriation et, de façon plus générale du respect des procédures légales telles que la déclaration d’utilité publique. Ce sont eux qui supportent le financement. Ce sont les clients directs des entreprises.
  • Chercheurs et innovateurs. L’innovation joue un rôle majeur pour les TP et personne n’en a le monopole. Elle est dans la tradition de tous les acteurs des TP, y compris les petites entreprises, et, d’ailleurs, elle est continue même si elle n’a pas fait l’objet de « découvertes exceptionnelles » ces dernières années en sorte que la presse en parle peu. Cependant, l’évolution actuelle a conduit l’Etat et de nombreuses entreprises privées à créer des structures accueillant des chercheurs à plein temps, au nombre de plus de 1500 actuellement. De ce fait et suivant la tradition, la France dispose du potentiel de recherche le plus important d’Europe, dans les Universités, les Grandes Ecoles, les services de l’Etat comme le LCPC (Laboratoire Central des Ponts et Chaussées), les groupements interprofessionnels comme l’IRES, Institut de Recherche et, bien entendu, les grandes entreprises.
  • Maîtres d’œuvres, bureaux d’études techniques et experts. Le maître d’œuvre a pour mission générale de traduire les décisions du maître d’ouvrage en un projet réalisable par une entreprise, puis de participer au choix de celle ou celles qui réaliseront et enfin de suivre les travaux.

Compte tenu de la multiplicité des compétences nécessaires et qui varient d’un projet à l’autre, il est couramment fait appel à des bureaux techniques plus spécialisés suivant des modalités très souples. Ceux-ci peuvent aussi apporter leur concours à la maîtrise d’ouvrage pour la définition des ouvrages et le choix des procédures de mise en concurrence. Enfin, les risques de difficultés imprévues et de contentieux demeurent toujours à l’esprit des responsables, ce qui peut conduire à des précautions de tous ordres.

  • Les Entreprises. Ce sont elles qui ont en charge la réalisation concrète des ouvrages. Compte tenu de la multiplicité des maîtres d’ouvrages et de la diversité d’importance et de difficultés des ouvrages, elles sont de toutes tailles et de compétences aussi diverses. On en compte 7511 en France. Plus de 90% d’entre elles ont moins de 50 salariés et réalisent 29% du montant total des travaux soit 10.6 milliards en 2015. 626 emploient entre 51 et 500 salariés et réalisant 37% de ce montant. Enfin 65 de plus de 500 salariés, dont les trois plus grandes Vinci, Bouygues et Eiffage, réalisent les 34% restant. Les TP offrent ainsi un véritable choix entre les petites, les moyennes et les grandes ou très grandes entreprises.

En outre, des emplois TP existent dans les Collectivités locales, les Grandes Entreprises Nationales, les Sociétés Concessionnaires et les Services de l’Etat et des Collectivités Territoriales. Il s’agit pour l’essentiel de travaux d’entretien, en constante évolution pour tenir compte des nouveaux matériels, des besoins des usagers et de la modernisation des organisations.

On compte un peu plus de 251 000 emplois dans les TP se répartissant en environ deux tiers d’ouvriers et un tiers de cadres et agents de maîtrise.

© FNTP (entreprises et salariés 2015)