Les aérodromes au sens premier du terme

publié le 17 septembre 2007 (modifié le 28 mai 2008)

 

Port-Aviation - vue des tribunes et des pistes au cours d'une manifestation d'octobre 1909
Port-Aviation - vue des tribunes et des pistes au cours d’une manifestation d’octobre 1909
(collection du Musée de l’air et de l’espace - droits réservés)

Tant que les premières machines volantes ne furent pas capables de rejoindre une destination donnée sans être tenues de pouvoir se poser à tout moment, leurs expérimentateurs recherchèrent, près des villes, les espaces pouvant être survolés en circuit fermé dans de telles conditions.
Il s’agissait le plus souvent de champs de manœuvres militaires dont le plus célèbre demeure celui d’Issy-les-Moulineaux au dessus duquel Henry Farman couvrit pour la première fois en boucle la distance de 1 km le 13 janvier 1908.
Les dimensions de ce prestigieux terrain étant par trop limitées, l’idée se forma de rentabiliser la constitution d’un bien plus vaste espace en y organisant des manifestations aéronautiques au cours desquels les appareils suivraient à basse altitude des circuits tracés sur le sol.
C’est ainsi que fut créé, en fin 1908, "l’aérodrome" de Juvisy sur 90 ha bien desservis depuis Paris. Désigné par le nom de Port-Aviation, cet ensemble était équipé de hangars et d’ateliers de réparation mais aussi de parterres, tribunes, buffets et restaurants organisés les uns et les autres autour de quatre "pistes" gigognes de forme polygonale.
Répétée près de Bordeaux, de Lyon, de Reims, de Saint-Étienne, . . . cette expérience ne connut qu’un succès éphémère duquel ne subsista que le nom d’aérodrome pour remplacer celui de terrain d’aviation dès lors que l’existence de celui-ci sera administrativement reconnue.