Les autoroutes

publié le 28 novembre 2007 (modifié le 6 janvier 2008)

 

Ouverture de l'autoroute Corbeil - Barbizon
Ouverture de l’autoroute Corbeil - Barbizon
(Mars 1963)
L'autoroute A6 à Savigny-sur-Orge
L’autoroute A6 à Savigny-sur-Orge
(Photo ASCO-TP)

 

Les automobiles se sont longtemps contentées des routes qui n’avaient pas été conçues pour elles, en y côtoyant les autres moyens de transport, véhicules hippomobiles, deux-roues et piétons, mais il est ainsi rapidement apparu souhaitable d’avoir des routes spécialement construites pour ces véhicules, qui pourraient y circuler en sécurité à une plus grande vitesse.

A cause de la densité et de la qualité de son réseau, la France a été devancée par plusieurs autres pays dans la construction de ces nouvelles voies. Les premières réalisations ont été d’ailleurs des autoroutes de dégagement des grandes agglomérations telles Paris, Marseille et Lyon, dont l’urgence était évidente, et c’est la loi du 18 avril 1955, portant statut des autoroutes, qui a été leur véritable acte de naissance.
Dans les années suivantes se sont constituées les premières sociétés d’économie mixte concessionnaires d’autoroutes, en attendant la libéralisation de leur statut en 1970 et la naissance des premières sociétés privées autoroutières.

Les autoroutes sont ainsi juridiquement une catégorie supérieure de routes "sans croisements, accessibles seulement en des points aménagés à cet effet et essentiellement réservées aux véhicules à propulsion mécanique".

Pour les ingénieurs, ce sont des routes à caractéristiques géométriques bien définies, aux tracés optimisés et aux ouvrages d’art relevant du calcul électronique, aux chaussées calculées pour résister parfaitement au trafic prévu et dotées des meilleures qualités de surface.
Pour les entrepreneurs, ce sont le plus souvent de gigantesques chantiers de terrassements ou d’ouvrages d’art prestigieux et de centrales perfectionnées pour la fabrication de bétons bitumineux ou de ciment.
Pour les usagers, ce sont les meilleures voies rapides mises à leur disposition, où ils peuvent rouler en général à 130 km à l’heure, avec le maximum de sécurité et de confort, comme des chaussées sans éclaboussures sous la pluie, avec des informations permanentes et des aires d’arrêt leur offrant tous les services désirables.